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CONTES GIVRES quatorzième ! CLAP

Le Tigre

CONTES GIVRES – XIV° édition

Le décollage de la XIV° édition de l’automnal et étonnant festival du récit, du conte et de la nouvelle, CONTES GIVRES en BOURGOGNE, est annoncé pour le week-end du samedi 6 au dimanche 7 octobre 2012, à l’aéroport de La Fabrique à Messeugne, célèbre mais cependant introuvable Bourg de Savigny-sur-Grosne (71460), en Saône-et-Loire, pour un vol « long courrier » de 5 semaines à travers la région des Burgondes.

(l’itinéraire sera balisé, bien suivre les flèches pour ne pas perdre la piste du tigre et, à l’arrivée, si vous arrivez…., suivre les instructions affichées pour garer les voitures en file indienne dans le sens indiqué… ! Ah mais !)

Le CLAP du compte à rebours sera donc donné le samedi 6 octobre à 15h00 par le boss de la Tour de Contrôle, le Crieur Public Gérald Rigaud, heure à laquelle tout le peuple des Givrés, anciens et nouveaux, sera accueilli sur le tarmac du « Forum LAGRANGE ».  Une aubade musicale sera alors servie par les musiciens du collectif « Mémoires Vives » d’Anost, des Morvandiaux purs et durs….! Un accueil « personnalisé » sera assuré par les « tigresses et les tigrichons »  des Antipodes, Pauline, Pénélope, Catherine, Delphine, Saskia, Céline, Marie and Marie, Anne, Marie-France, Matthieu, Olivier, Julien, Thierry, Geo etc…,qui conduiront nos invités du ouikende aux multiples « points chauds » du site, points chauds qu’il ne faudra pas rater, sous peine de rester givrés jusqu’à la fin de vos jours…

La première brûlure sera ressentie, évidemment, – à tout seigneur tout honneur -, dans la TANIèRE des APPRENTIGRES ! C’est à dire là où le tigre est né, et où chacun pourra faire réserve d’énergie et avoir la gnaque toute l’année, simplement en « mettant la main à la patte » ! Comme l’ont déjà fait les deux Marie (Galle et Jourdain) qui ont créé la BÊÊÊTE, et qui, tout en douceur, sans nul besoin de fouet ou de petites récompenses à l’hémoglobine, lui ont fait faire tout ce qu’elles voulaient…!  Gageons que la BÊÊÊTE leur obéira encore et encore quand elles lui ordonneront de « se bouger les meules « , afin de pouvoir déambuler autour du pâté de maisons. Ce TIGRE est doux et docile comme un mouton ! Mais attention ! pas question de soumission… ! Un tigre reste un tigre ! Pas besoin de l’exciter ! Comme il est bien nourri par les organisateurs, inutile de lui jeter des petits animaux vivants à l’heure des repas comme cela se pratique habituellement dans les zoos qui ont des petits budgets, surtout en temps de crise… ! (sic)

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SURTOUT NE BLÂME PAS DIEU D’AVOIR CRÉÉ LE TIGRE ; REMERCIE-LE PLUTÔT DE NE PAS LUI AVOIR DONNE d’AILES…

Pour s’immerger ensuite dans cette bulle d’IMAGINAIRE PURE et REGENERATRICE, « un plongeon dans la piscine » s’impose :

– vous pourrez voir d’abord la superbe exposition photographique « LIRE… LIRE », conçue et réalisée par Sylvie Roche et Isabelle Robbe, avec la complicité du « Téâtre Eprouvette » de l’incroyable Jean Bojko, inventeur de l’Epicerie Culturelle !  Et vous aurez alors une fringale insatiable de lecture ! Juré !

pour passer à l’acte, l’accorte bouquiniste de l’opération, Catherine Rizet, vous ouvrira les portes de sa BIBLIOBOUTIQUE, une sorte de Marché aux Puces du livre quoi ! qui proposera (à l’oeil ou à la vente, ça dépendra de l’humeur de Catherine…) maints ouvrages mis à disposition par L’Ecole des Loisirs, les Editions Biotop, le CADA, Fabienne Foilard, Antipodes,… enfin rien que du beau monde si vous voulez m’en croire ! Elle vous parlera peut-être aussi (mais c’est encore un secret, chut ! ) de son super projet de mettre en embuscade, en Saône-et-Loire pour commencer, puis dans toute la région si ça marche, un réseau de « micro-bibliothèques-du-bord-des-routes…. », pour mieux piéger les lecteurs !

– chemin faisant, les visiteurs ne manqueront pas d’admirer le travail des plasticiens de l’Atelier du Coin, ceux de Thierry Montoy, de Céline Thoué, de Saskya Miseur, et de rencontrer sous la Yourte, véritable Salon d’Honneur de cet aéroport rural, (outre la trapéziste Delphine Descombin qui l’a construite),  l’écrivain-comédien Patrick Grégoire dont les lectures publiques sont de véritables gourmandises…

– à propos de gourmandises, les plaisirs du palais et de la langue n’ont pas été oubliés, car la « Piste du Tigre »  n’est pas seulement jonchée d’ossements ; elle comporte aussi quelques reliefs et carcasses encore comestibles, échappés au bec féroce des vautours »; et des pauses sucrées ou salées, pour se sustenter et se désaltérer, sont absolument nécessaires, ces deux fonctions étant non seulement autorisées mais fortement recommandées, soit à l’ABREUVOIR des FAUVES, soit à la TARTINERIE, soit les deux. En l’absence du félin évidemment… 

enfin, pour jubiler de plaisir et se décontracter les zygomatiques, il est conseillé de céder à la tentation du RIRE en prêtant l’oreille à l’humoriste TITOU merveilleux boute-en-train…  si votre chemin croise le sien…, mais surtout en allant voir les deux spectacles de haute volée qui sont à l’affiche, et qui seront présentés par des comédiens hors-normes, rompus au jeu de la commédia-del-arte, sur des textes de l’immense écrivain-comédien italien Dario Fo (prix Nobel de Littérature) :

1 – SAMEDI 6 OCTOBRE à 19h30 au Grand Théâtre : « MYSTERE BOUFFE » par l’incomparable jongleur populaire Alberto Garcia Sanchez,  qui joue des textes de Dario Fo mettant en scène des personnages bouffons sur fond de mystère christique : un jongleur, un fou, des joueurs, un ivrogne, un vilain, croisent un ange, la Vierge Marie, la mort elle-même…

VOTRE ATTENTION SVP ! Il posera surtout LA QUESTION FONDAMENTALE QUI SOUS-TEND et JUSTIFIE en fait l’ouverture de ce FORUM de REFLEXION sur l’importance de l’imaginaire : à quoi servent les artistes ? Quel peut bien être leur rôle dans cette résistance que nous sommes invités à opposer à tout ce qui nous limite, nous contraint, nous écrase ? pour exalter avec eux, qui en sont les chantres, toutes les valeurs de toutes les cultures du monde, et partir ainsi à la recherche du paradis perdu… ?

QUELLE EST LA PLACE DES ARTISTES DANS NOTRE SOCIETE ? QUELS RÔLES PEUVENT-ILS JOUER  ? QUELLES SONT LEURS RESPONSABILITéS PARMI NOUS ? Les artistes sont-ils un levain dans la pâte ? Que cherchent-ils à démontrer ? Sont-ce uniquement des trublions ? des graines de subversion ? des bouffons ? Ou, au contraire, des révélateurs d’idées ? des ferments de civilisations ? des accoucheurs de couleurs ?

Ces questions méritent bien qu’on y réfléchisse, non ? Et puisque nous aurons une « foultitude » d’artistes sous la main, profitons-en, et posons-leur les « bonnes questions » !

QUESTIONS QUI SERONT AUSSI POSéES AU PUBLIC par la journaliste Louise Kolaï, de Radio-Tigre, qui procèdera aux interviews nécessaires avant retransmission ou publication !

DIMANCHE 7 OCTOBRE à 17h00 au Grand Théâtre : « HISTOIRE DU TIGRE » par Benoît Chauleur, comédien et directeur de la Compagnie Chaviro. Une histoire complètement folle qui permet de pousser au maximum ce que Dario Fo a voulu montrer, à savoir l’envie de vivre, le courage, les rapports humains, mais aussi la bêtise, le pouvoir…

Toujours sous l’étiquette IMAGINAIRE et RESISTANCE, une rencontre avec Benoît Chauleur est prévue après la représentation du dimanche 7 octobre à 17h00, pour tenter de « TIGRISER » les spectateurs qui n’auraient pas encore été contaminés !

Et pour rire, et rire encore, écoutons ce que nous dit Dario Fo : 

« Lorsqu’un enfant naît, ses parents s’empressent de le faire rire, en lui faisant des grimaces. Pourquoi ? Parce que au moment où il rit, cela signifie que l’intelligence est née. Il a su distinguer le vrai du faux, le réel de l’imaginaire, la grimace de la menace. Il a su voir au-delà du masque. Le rire libère l’homme de la peur. Tout obscurantisme, tout système de dictature est fondé sur la peur. Alors, RIONS ! « 

Après ces DEUX ECLATS de RIRE, le public pourra enfin vaquer à d’autres occupations : lire, manger, draguer, boire, danser même, car les musiciens nous accompagneront jusqu’au bout ! Jusqu’au bout de la nuit ? On verra, on verra… Ils sont purs et durs ces Morvandiaux, je vous dis ! Et teigneux en plus ! Alors ne vous avisez pas de leur chercher querelle pour des bouts de ficelle, des bouts de chandelle ou une belle infidèle… ! Ils ne le supporteraient pas…. !

Et maintenant, à très très bientôt ! On compte sur vous ? je l’espère !

Geo

Sur la piste du Festival

En suivant la piste du Festival, balisée, comme il se doit, de petits cailloux blancs, on rencontre forcément de nouveaux conteurs qui sèment des petits cailloux blancs pour les conteurs suivants, lesquels ont les poches bourrées de petits cailloux blancs qu’ils laisseront tomber sur la piste pour les conteurs qui vont les suivre, et ainsi de suite jusqu’à la clôture du festival sur la Scène Nationale du Creusot le jeudi 10 novembre à 20h30 avec ce fameux Dernier thé à Baden-Baden par Plonk et Replonk. Un spectacle flamboyant !!!

Tiens ? Voilà Christèle Pimenta qui vient « en voisine » pour présenter « Dame Martha » dimanche 9 octobre à 15 h à Alligny-en-Morvan dans la Nièvre.

Mais, est-ce possible ? voici encore Alberto Garcia Sanchez (on ne peut décidément plus se passer de lui…) avec le célèbre « Mystère Bouffe » de Dario Fo programmé le mardi 11 octobre à 20h30 à La Clayette, le mercredi 12 à 20h30 à Dijon, et le vendredi 14 à Cuiseaux.

Ah, Ibro enfin ! ou Ibrahima Bah, empêché l’an dernier pour cause de « résistance » justement (il nous racontera ça …!) Nous allons bientôt découvrir, du moins on l’espère, « Le Zéhéro » tant attendu ! A Chagny d’abord le mercredi 12 octobre à 20h30, puis à Digoin le jeudi 13 à 20h30, et enfin à Malay-le-Grand dans l’Yonne le vendredi 14 octobre à 20h30.

Et c’est Paray-le-Monial qui clôturera cette seconde semaine de Festival le samedi 15 octobre à 20h30, en accueillant le Théâtre de la Cheminée que dirige Sophie Talabot, avec son magnifique spectacle de marionnettes de l’année : Le Chant des Poulies, ou la naissance et la destruction de Cluny.

Mais ATTENTION ! Ce n’est pas FINI !!! Car le festival continue jusqu’au 10 nov.

Et si vous suivez pas à pas les petits cailloux blancs de la piste, vous remarquerez que le programme comporte encore de nombreux autres conteurs postés en embuscade tout au long du chemin. Ne les manquez pas surtout !

Et ne « manquez » pas non plus,sinon vous ne « manquerez » pas de le regretter…, la journée « IMAGINAIRE et RESISTANCE » programmée le SAMEDI 15 OCTOBRE, de 10h15 à 22h00 à SAVIGNY-sur-GROSNE, au lieu-dit Messeugne, près de Saint-Gengoux le National (patron des mal mariés…). C’est en Saône et Loire (71460).

Le Festival a invité ce jour-là un grand nombre d’artistes et de débatteurs pour témoigner, par l’intermédiaire de leurs talents oratoires et artistiques, des nécessaires résistances qu’il convient aujourd’hui de mettre en oeuvre pour défendre et promouvoir l’imaginaire, levain de toute création culturelle.

Comment ? Toute la question est là précisément !

Le Crieur Public de la Croix Rousse à Villeurbanne sera des nôtres, et commentera à sa manière toutes les questions et réflexions que vous lui soumettrez, en les écrivant sur les cartes postales qui sont à votre disposition à La Fabrique. Anonymat respecté.

Et à bientôt sur les pistes du Festival !

Geo

IMAGINAIRE & RESISTANCE

POINT de VUE –

« Vous qui venez nous voir, entrez dans la salle, entrez sous la toile, approchez qu’on fasse ce spectacle ensemble »

Gilles Cailleau – Cie Attention Fragile


Lors du festival Contes Givrés 2010, différents mouvements sociaux mêlés à des pénuries de carburant avaient fait craindre une désaffection du public. Fort heureusement, il n’en a rien été : tous les soirs le public était là ! L’ardeur de l’écoute avait résisté ! Et c’est grâce à cette « résistance », saluée comme il se doit à chaque lever de rideau, que le public a pu suivre, jusqu’au bout, l’intégralité du programme !

Cette surprenante fidélité et cet élan collectif à l’égard de simples paroles ont généré un flux d’énergie qui a permis de poursuivre l’aventure « givrée 2010 », et fait naître l’idée de consacrer, en 2011, une journée entièrement réservée à ces valeurs peut-être pas assez mises en exergue dans le festival : IMAGINAIRE et RESISTANCE. »

« La résistance, c’est le refus du fatalisme, l’affirmation de valeurs essentielles, le combat pour un monde plus juste, plus équitable, plus solidaire. Il faut mener la bataille de l’imaginaire ». Cécil Guitart.

Le festival Contes Givrés en Bourgogne aura 13 ans cette année, et, dans sa belle adolescence, il s’interroge sur son existence tout en gardant sa liberté de parole et d’esprit aux couleurs d’un optimisme réaliste :

– chaque jour des directives liberticides s’ajoutent aux interdits qui balisent déjà le quotidien

– chaque jour la pression qu’exerce le pouvoir économique est de plus en plus prégnante et insupportable

– chaque jour les excès sécuritaires donnent raison aux plus forts sans que l’on puisse seulement réagir

Notre société vit par classe  d’âge : 1er âge, enfants, adolescents, adultes, 3ème âge, seniors….

Par catégorie aussi : riches, pauvres, gens des campagnes, gens des villes, gens des quartiers…

Et la Grande Géante se réveille de plus en plus souvent secouant nos inerties !

Face à ce « désordre établi », il nous paraît opportun de réfléchir à un Forum de la Parole Résistante :

– quelle culture ? pour qui ? pour tous ? pour chacun ? comment peut-on la partager ? *

– comment bâtir une société dans une période de développement croissant qui annonce l’avènement d’un individualisme de masse ?

– que faire face à la financiarisation galopante du monde et du réel ?

Déjà, en 1848, Victor Hugo s’exclamait à l’Assemblée :

« On pourvoit à l’éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu’il faut allumer des flambeaux pour les esprits ? » (in « Du péril de l’ignorance »)

Marie-France Marbach

*cf – les Rencontres d’Archimède – conférence du 07/02/2011 à la Maison des Métallos à Paris.

Comment Marie Galle voit le Festival

Invitée à jeter un « regard furtif  » sur le festival, la dessinatrice Marie Galle s’est rendue incognito dans plusieurs salles de spectacles pour croquer sur le vif certains artistes.

Elle nous livre aujourd’hui les premiers résultats de ses « coups de crayons » intempestifs… Il sont à votre disposition sur ce document.

Il y en aura d’autres, sur le public et les ambiances notamment.

Alors pour voir le festival autrement, et en garder mémoire à travers les yeux de Marie Galle, consultez attentivement les prochaines pages de ce blog.

Et faites-nous part de vos commentaires.

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Cliquez sur « FS » pour le plein écran

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Alberto Garcia Sanchez

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Amédée Bricolo

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Rémy Boussengui


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La Guerre des Boutons



Attention aux « étrangers » ! Néfissa et Alberto arrivent !

Pour que la fête batte vraiment son plein, voilà qu’arrivent dans le Festival deux « étrangers » ! Ce ne sont pas les premiers, et ce ne seront pas les derniers non plus !

Mais que viennent-ils donc faire dans le festival ces « étrangers » ? L’un comme l’autre, nous parler des Amériques ! Du nord et du sud ! Mais séparément, à chacun son Amérique !

Pas celles d’aujourd’hui qui sont sur le devant de la scène au sommet d’une actualité brûlante avec les élections Présidentielles au Brésil (une femme Présidente chez les Latinos, vous vous rendez-compte ?), et aux Etats-Unis (un Noir au pouvoir, inadmissible ! Quelle époque !). Non, celles des siècles derniers qui jettent sur celles d’aujourd’hui un éclairage décapant et salutaire !

Commençons par le Nord pour ne pas perdre le Sud, avec Néfissa Bénouniche. Qui c’est celle-là ? Comme son nom l’indique, ça doit être une « auvergnate » !

Gagné ! Elle est d’origine algérienne ! Mais attention ! Ce qu’elle raconte n’est pas du folklore !

Dans le spectacle qu’elle a choisi de nous présenter, « S exotiquie S », qui pourrait aussi s’appeler EROTISSIMO d’après ceux qui l’ont déjà vu…. », elle chante, au sens propre comme au figuré, un voyage qui conduit le spectateur à travers les Amériques du Grand Nord à l’Amazonie. « Pas question de faire de l’authentique avec un matériel aussi « exotique » que des contes amérindiens, pour une Maghrébine qui vit en Europe depuis 3 décennies » dit-elle

Le parti pris de ce « voyage » n’est pas de traquer une quelconque vérité ethnologique, mais bien de laisser émerger un monde neuf né de la rencontre de plusieurs imaginaires, et de le parcourir en rêvant. Au cours de trois étapes qui mènent de la Banquise (bleu) à l‘Exubérance de la nature tropicale (vert).

Cette partie du spectacle s’enroule autour de mythes érotiques amazoniens. C’est le moment le plus onirique : les gros orteils débordent de charmes, une femme très amoureuse se transforme en piranhas, on y boit de l’Ayahuaska jusqu’à ce que des villages entiers s’envolent.

Direction artistique : Yves Pinguely – Pour ados et adultes

A voir aux dates et aux lieux suivants :

  • mercredi 3 novembre à 20h30 à Toulon-sur-Arroux (71), salle du Moulin des Roches
  • jeudi 4 novembre à 20h00 à Digoin (71), au cinéma Le Majestic, plus projection du film « Nanouk l’Esquimau »
  • vendredi 5 novembre à 18h30 au cinéma d’Anost (71), plus projection du film « Nanouk l »Esquimau »
  • samedi 6 novembre à 20h30, à la salle des fêtes de Brannay (89)

Passons maintenant à l’autre « étranger », Alberto Garcia Sanchez.

Avec un nom comme celui-là, Alberto signe d’emblée son origine : l’Auvergne de l’extrême-sud européen !

Nous l’avons déjà reçu au Festival des Contes Givrés il y a quelques années, avec le même spectacle, « Johan Padan à la Découverte des Amériques ». La découverte fut aussi la nôtre, celle de découvrir un Grand comédien !

Rompu aux techniques de la Comedia-del-Arte, Alberto pratique aussi le contact direct avec le public et l’improvisation.

Sa prestation fut alors tellement remarquée que nous avons décidé de la reprogrammer dans cette XII° édition !

Revoici donc Alberto Garcia Sanchez dans ce chef-d’oeuvre de Dario Fo mis en scène par Caroline Van Castel.

Dario Fo raconte que pour la création de cette pièce, il s’est fort inspiré du témoignage du marin et officier de justice du temps de Colomb, Alvar Nunez Cabeza de Vaca, qui retrace à la première personne les situations à la fois tragiques et grotesques qu’il a vécues à la suite d’un naufrage dont seulement cinq marins ont survécu.

Johan Padan se retrouve embarqué pour les Indes sur un des bateaux de la quatrième expédition de Christophe Colomb. C’est à travers les yeux de « ce beau salaud » originaire de la vallée du Pô, que Dario Fo nous offre un autre regard sur la Conquista.

Quand on parle de la Découverte de l’Amérique, et qu’importe le parti pris, on prend souvent un point de vue eurocentrique, Que ce soit : « nous avons tué quarante millions d’indiens en quelques années », ou encore « nous avons apporté la culture, l’ordre, la religion, la pudeur… », le « nous » reste la référence dans tous les cas et non le « eux ».

Ce point de vue eurocentrique, et restrictif, oublie que « eux », les peuples indiens, ont joué un rôle actif en résistant aux envahisseurs portugais et espagnols. Comme c’est le cas des Mapuches du sud du Chili et des indiens de Floride, qui ont résisté pendant pas moins de quatre siècles, et ce sans jamais perdre une seule bataille.

Johan Padan à la découverte des Amériques nous propose une réflexion historique. Mais si Dario Fo, une fois de plus, tourne son regard vers le passé, c’est pour mieux nous parler d’aujourd’hui. Cette pièce devient ainsi un plaidoyer en faveur du droit des peuples à résister, tant aux invasions un catéchisme à la main, qu’à celles que, sans cesse, la logique du marché élabore.

A voir sans faute les:

  • mercredi 3 novembre à 20h30 à la Bibliothèque Municipale de Chagny (71).
  • jeudi 4 novembre à 20h30 au Théâtre Municipal de Louhans (71)
  • vendredi 5 novembre  à 20h30 à la salle des Fêtes de Villeneuve-la-Guyard (89).

Vous ne le regretterez pas !


Quand Alberto Garcia Sanchez joue Dario Fo.

Ça dépote, ça déménage, ça bouge, ça hurle, ça tourbillonne, ça donne le tournis et le mal de mer !

Alberto Garcia Sanchez est un fervent de la commedia del arte, du grommelot, du saut, du mime, de la marionnette, du clown, des onomatopées, de l’ubiquité, des bruits incongrus, de la démultiplication, bref, c’est un acteur complet dans toutes ses dimensions, et j’en oublie des tonnes !

Il lui faut bien tous ces talents-là, à Alberto, et bien d’autres encore pour emporter tout seul un vaste public à la découverte des Amériques, et ce à la remorque de Johan Padan, « un beau salaud de la vallée du Pô », embarqué à bord d’une des caravelles de Christophe Colomb en route pour les Indes…

Et tout cela passé à la moulinette de l’impitoyable par Dario Fo !

Alberto est déjà venu aux CONTES GIVRES ; il y a deux ans déjà ; et déjà avec le même spectacle ; et déjà avec le même succès !

Mais tous ceux qui l’ont vu en garde un tel souvenir, de telles émotions, qu’ils ont une folle envie de revivre ces moments et de les partager ! C’est ce qui explique peut-être le retour d’Alberto …! Ravi lui aussi de revenir à ce qu’il semble ! Vu comme ça, tout le monde est content ! Dans le meilleur des mondes possibles ? ça c’est moins certain… !

Nous reverrons donc tout ce monde-là très bientôt, et pas plus tard que

  • Samedi 16 octobre à 20h30 au Théâtre Municipal de Paray-le-Monial (71)
  • Mercredi 3 novembre à 20h30 à la Bibliothèque Municipale de Chagny (71)
  • Jeudi 4 novembre à 20h30 au Théâtre Municipal de Louhans (71)
  • Vendredi 5 novembre à 20h30 à la salle des fêtes de Villeneuve-la-Guyard (89).

Ah ! vous vouliez le revoir Alberto ? Eh bien le revoilà ! Et profitez bien de l’énergumène ! Car « des comme-lui », il n’y en a plus beaucoup ! Mais aux Contes Givrés, rien d’impossible ! La preuve ! Grâce à Frontal, un groupuscule qui monte !…

Geo

Voir les dates, les horaires et conditions de réservation sur le site officiel des Givrés.

Entrée libre


Alberto Garcia Sanchez – Scapino

Alberto Garcia Sanchez aime le contact direct avec le public et l’improvisation. Comédien et metteur en scène d’origine espagnole, il vit entre Francfort et Bruxelles, se passionne pour la commedia del Arte. Avec Dario Fo, il traverse l’océan et accoste sur le nouveau monde.

Johan Padan à la découverte des Amériques

Texte de Dario Fo – Tout public + de 12 ans

Pour fuir l’inquisition, Johan Padan, beau salaud de la vallée du Pô, embarque pour les Indes sur un des bateaux de Christophe Colomb. Tempête, naufrage, massacres, bûchers, sauvages vrais et faux. Armé de son incommensurable médiocrité, Johan Padan s’en sort toujours. Echappe à la noyade en s’agrippant au cou d’un pourceau, puis vendu comme esclave pour être grillé, attrape par chance la jaunisse, etc. Alberto Sanchez se démultiplie, incarne à lui seul tous les personnages de cette farce historique avec l’énergie et l’ubiquité de la Commedia Del Arte.

  • samedi 16 octobre, 20h30 – Paray-le-Monial (71)
  • mercredi 3 novembre, 20h30 – Chagny (71)
  • jeudi 4 novembre, 20h30 – Louhans (71)
  • vendredi 5 novembre, 20h30 – Villeneuve-la-Guyard (89)

Tous les détails sur le site officiel des Givrés

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« A quelques pas d’elle »… Ce n’est pas lui, mais c’est une mise en scène d’Alberto Garcia Sanchez