LA PEUILLEU – Recueil d’opinions V

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de Michèle BRETIN-NAQUET, psychothérapeute à PARIS – ce 29 novembre 2013

« Voilà un livre qui devrait laisser une trace profonde car on y découvre quelque chose d’universel, quelque chose d’enfoui sur lequel on fait toujours pudiquement l’impasse, et ce quelque chose de si important est clair comme de l’eau de roche dans ce récit de vie !

« D’où qu’il vienne, s’il rencontre d’abord la misère affective, l’absence d’amour, les coups, les injustices et les quolibets, l’enfant a le nez sur le guidon. Il souffre mais ce mot ne monte même pas à ses lèvres. Il se soumet. Il rêve pour échapper à la torture d’un monde qu’il croit partout semblable à ce qu’il vit. Cette absence de distance lui fait trouver normal d’être traité ainsi, il ne songe pas à s’en plaindre. Et de coups du sort en coups du sort, dans les brèches du quotidien qu’il faut colmater, cette distance ne vient pas. La conscience de cette misère imposée n’ose pas se montrer en plein jour.

« Comment pourrait-on se soustraire à cet acharnement du destin ? Comment pourrait-on croire que le monde est beau quand des hommes sans foi ni loi, paumés et pleutres, s’abattent sur la femme qui ne demande qu’à aimer, qu’à donner tout ce qu’elle n’a pas reçu. Et ça lui file entre les doigts pourtant… Heureusement qu’elle n’a pas lâché le guidon, c’est devenu sa force de croire au langage des oiseaux qui lui disaient qu’un autre monde existe.

« Ce Patrick Grégoire que je ne connais pas, quelle humanité déchirée doit se livrer bataille au fond de son âme pour qu’il parvienne à transcrire la quintessence de la dignité d’une femme, de son humilité bien plus forte que les préjugés dont elle fut victime, de sa belle pulsion de vie aussi.

« C’est drôle, je l’avoue, pour moi, elle n’est pas « LA PEUILLEU », elle est cette femme lumineuse rencontrée dans une ferme en haut d’une colline, un jour lointain déjà. Même si ce n’était pas elle, elle lui ressemble beaucoup… »

 

Une réflexion au sujet de « LA PEUILLEU – Recueil d’opinions V »

  1. Cette Peuilleu est une incarnation de la dignité et de la résistance face à la bêtise humaine, à la violence des mâles, à la perversité tolérée par l’hypocrisie sociale, bref à tout ce qui constitue les ingrédients du fascisme qui dort dans toute collecticité humaine et qui n’a besoin que d’un simple concours de circonstances pour s’épanouir et s’installer au pouvoir. Il fallait la pudeur et l’intelligence de Patrick Grégoire, son intuition aussi et son respect de l’humain, pour montrer avec tant de justesse et de vérité, d’engagement et de poésie, cette magnifique personne qui est une véritable héroïne, à la fois dans le domaine romanesque et dans la réalité. Bravo l’artiste, et longue vie à cette femme admirable !

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