LA PEUILLEU – Opinions VII

Une brassée d’opinions à la volée le 27 janvier 2014 :

D’Antoinette : Il fait encore nuit noire très chère Josette, mais il faut déjà que je t’écrive à cause de mes émotions. Train bondé à la gare de Dijon noire de monde, un dimanche soir conjugué avec une fin de Toussaint, une fin de vacances scolaires ! Quand même je suis arrivée à m’asseoir, un chat dans une cage sous mes yeux, les sacs à dos, les gens assis dans les couloirs qu’on enjambe, au mieux serrés debout ! Mais…, mais ?

j’avais ton livre, « La Peuilleu », et le chat bien sage qui lève la tête chaque fois qu’il est question d’oiseaux… Je lisais, je t’entendais, ah ! c’était dur ! mais il y avait eux, les oiseaux…, et encore à présent tu essaies de comprendre de t’expliquer… Tu aurais pu tourner dure, méprisante, rancunière, vengeresse… non ! Tes histoires ? Je t’avais plus ou moins entendue les raconter, mais ça fait moins d’impression que le livre, son style haché… Parce que nous, des années après, on voit tes yeux qui pétillent, ton sourire plein de bonté, d’indulgence ! Là ! dans le train, j’étais bouleversée ! Je continuais, avec ce style haché de Grégoire, qui est fort qui remet en question…, à l’arrivée à Lyon, j’en étais à Châtillon-sur-Seine ! Bon ! te voilà avec Briquet ! Dormons ! 9 h ! j’ai juste fini le livre, ma soeur téléphone : « ça s’est bien passé ? » Envie de répondre, Oui, et il y a eu « La Peuilleu », mais elle n’aurait rien compris ! Merci à Patrick Grégoire qui a su si bien écouter et transmettre.

« De Thérèse : J’ai été bouleversée par ce livre. La puissance de son écriture !

« De Daniel : C’est un homme qui raconte une femme, et c’est rare et réussi. C’est un récit très alerte, bien découpé, avec sa figure tutélaire. Enfant battu par sa mère : on assiste à toutes les souffrances sans fioritures, taillé à la serpe. L’épisode avec Giovanni est très puissamment décrit.

« De Martine : Livre bouleversant, rencontre du médecin extraordinaire ! Ce qui est formidable, c’est la comparaison avec les oiseaux ! Ce qui rend malheureux c’est la conscience de la misère !

« De Nicole : J’ai adoré ! j’en étais restée sur vos contes à l’Ecole Maternelle, et ce livre correspond bien à l’image que je m’étais faite vous !

« Observations personnelles de Josette elle-même : J’avais beaucoup de fierté, et c’est ce qui m’a sauvée ! Je savais qu’il y avait une autre route à prendre, et je n’ai jamais dévié. Ce n’est pas du courage, c’était une ligne de conduite que je m’étais fixée, et je n’ai jamais traversé la ligne blanche, par dignité, par fierté ! Ce livre a créé de la tension dans ma famille. Ma soeur a souffert autant que moi, mais elle a toujours mis le couvercle. J’ai une fille de 52 ans, qui est très dure avec moi depuis l’enfance, on ne pouvait pas se parler. Et ma fille a été transformée après la lecture de ce livre ! C’est peut-être pour prouver à ma mère que j’étais capable que je n’ai jamais dévié de mon chemin.  Je repars en avril-mai en Estonie, c’est un pays calme, tout plat, sans routes… Je descendrai par la frontière russe, Pologne, Slovénie… Et je serai suivie par une équipe de tournage.

Le Festival « CONTES GIVRES » souhaite un excellent voyage à Josette, et rendra compte progressivement de cette nouvelle équipée… si Josette continue à nous envoyer ses reportages comme elle su si bien le faire jusqu’à présent. Et peut-être même aurons-nous quelques images grâce à l’équipe de tournage !  

A bientôt ?

Geo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *