« Bourse » en forte hausse aux Zantipodes

Abracadabra, une valeur qui monte !

Lancée il y a deux mois pour soutenir le festival CONTES GIVRES, la « valeur Abracadabra » connait actuellement une forte hausse dans le porte-feuille des actionnaires…, oh pardon ! , dans le coeur des supporters de la manifestation !

En effet, après 15 années de bourlingues littéraires au long-cours sous toutes les latitudes, un public friand de petites formes de spectacles vivants revendique la pérennisation d’une action culturelle aux qualités rares et originales, celle qui s’inspire des récits, des contes et des nouvelles. Et qui se baguenaude ainsi lourdement chargée sous tous les cieux du territoire…

Cette action, cependant, est gravement menacée en raison des déficiences de la puissance publique à l’égard du financement de la culture. Car, en dépit d’une audience croissante, un festival de contes, même le meilleur ! même s’il est chargé jusqu’à la gueule de valeurs humaines, n’est jamais qu’un fétu de paille dans le torrent turbide du fric-roi. Et ne pèse pas très lourd dans le marécage des valeurs marchandes où s’ébrouent avec délectation ceux qui s’imaginent pouvoir nous gouverner encore longtemps…

Créée en Saône et Loire en 1999 pour essaimer en Bourgogne intra-muros, et très largement au-delà aujourd’hui, l’automnal et étonnant festival des Contes Givrés répond, à l’instar d’autres événements-phares de la région, à une attente désormais bien établie.

« Car que serait une saison sans les Contes Givrés ? » peut-on déjà entendre dans les milieux concernés par la diffusion du livre !

Que serait une saison sans l’assurance de voir arriver, dans les villages les plus reculés, les couleurs du festival ?

Que serait une saison sans surprises ? sans scoop ? sans l’ivresse d’une jubilation ? sans la caresse des poètes ? sans l’harmonie des musiciens ? sans les frissons d’émotion qu’apportent les conteurs ? sans le côté fêlé et fantaisiste des comédiens ? sans la goutte de déraison qui fait déborder le vase des habitudes ?

Et sans le doute surtout que sèment les auteurs de ce « cirque », lequel ravit mais déstabilise aussi les convictions les plus ancrées, et peut à chaque instant, mais c’est bien ce que cherchent les auditeurs-spectateurs, remettre en question une foule de certitudes ?

Car que serait, dites-moi, une vie sans « Contes Givrés ? ».

Aussi, et pour ne pas risquer une telle éventualité, il vaudrait mieux prévenir la catastrophe, et donc investir sans hésiter dans ABRACADABRA.

Cet arbre qui, sur votre écran, bourgeonne dans tous les sens, fait éclore fleurs et fruits sans souci des saisons, se couvre de bourses des racines jusqu’aux cimes, dispense ombres et lumières à bon escient, sert de guide et de repère en même temps, cet arbre-là, oui, est un arbre d’espoir qui fait germer la vie !

Alors conteurs, comédiens, musiciens, poètes, plasticiens, humoristes, clowns, marionnettistes et autres magiciens, continuez à nous apporter, chaque année, cette part de rêve dont nous avons tous tant besoin, avant que ne s’effondrent, autour de nous, des pans entiers de ce qui fait notre art et notre joie de vivre.

Et vous, partenaires d’accueil, bibliothèques et médiathèques, communautés de communes, structures culturelles, comités des fêtes, scènes nationales, théâtres, ateliers du jour ou de la nuit, espaces en déshérence ou autres friches industrielles en phase de « mutation », investissez massivement dans « Abracadabra » !

Et toi, public, maintiens la pression et continue à soutenir le festival, en démontrant que l’opération « Abracadabra » est tout simplement magique !

La preuve ? A la date du 10 avril 2012, faisons le point : 52 donateurs pour un crédit ouvert de 2 410 Euros !

Mais si les formules magiques des contes peuvent parfois suppléer avantageusement certains manques, elles ne peuvent en aucun cas apparaître comme des succédanés de la volonté politique…, laquelle ne doit pas avoir la possibilité de se défausser sur du vent !

Geo



 

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