Je résiste, donc je suis ! ! !

Crédit : Jean-Marie Perrot

« JE RESISTE, DONC JE SUIS ! »

« C’est le CRI du coeur » lancé par un des visiteurs de l’Exposition IMAGINAIRE et RESISTANCE, présentée par l’Association Antipodes les 6 et 7 octobre dernier à La Fabrique de Savigny-sur-Grosne, pour ouvrir « l’automnal et étonnant festival du récit, du conte et de la nouvelle CONTES GIVRES en BOURGOGNE.

Formule-choc imprimée aussitôt, sur place, en typographie, grâce aux bons soins de l’Atelier « EPLUCHE-DOIGTS », (sous l’oeil vigilant de Céline Thoué), et brandie à bout de bras dans le cortège de la déambulation du TIGRE.

Crédit : Jean-Marie Perrot

Une véritable profession de foi partagée par les 300 personnes qui n’ont pas eu peur de se lancer dans l’aventure en dépit des difficultés de localisation, sans GPS, du Bourg de Messeugne à Savigny-sur-Grosne, en Saône-et-Loire. Fort heureusement, les balises magiques du festival étaient là ! et sont venues opportunément à la rescousse ! pour compenser « un certain flou artistique » de la signalisation !

Ces deux journées marquent donc une date importante, voire capitale, dans l’Histoire du Festival !                                                                      On craignait une déroute, ce fut une victoire ! On craignait un fiasco, ce fut une réussite !

Tous les artistes programmésdes cuisiniers au crieur public, ont excellé dans leur discipline respective !

–  LE CASTING – « véritable « coup de coeur » inspiré à Marie-France par le thème de l’événement, le casting donc, était de haute volée !     

– LE DEROULEMENT des OPERATIONS – le précis commun un mécanisme d’horlogerie

– LA SCENOGRAPHIE – tirée au cordeau

crédit : Jean-Marie Perrot

–  LE RYTHME ET LA VARIETE DES INTERVENTIONS – surprenant et tonique !

– LE PUBLIC – nombreux et animé d’une franche convivialité !

– LA NOURRITURE – succulente et variée !

– LES BOISSONS – originales et fraîches à souhait !

 – LA METEO – très clémente, en dépit d’une averse venue confirmer ce qu’on dit en Afrique en pareille circonstance : « Jour de pluie, jour de chance ! »

– LE CADRE – étonnant, original, se prêtant à toutes les innovations

– LE CONTENU – du solide, du vécu, du métier, de la réflexion, de la culture à la portée de tout le monde

Bref, « tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », comme aurait dit Candide, QUAND SOUDAIN :

UN MONSTRE  EST ARRIVE ! LE TIGRE !!!!!  Silence complet ! Plus personne ne parle ! Les respirations se bloquent ! L’apnée est totale !

BRANLE-BAS de COMBAT ! TOUT LE MONDE SUR LE PONT ! CHACUN A SON POSTE !

Porté par 6 esclaves blancs, Somptueux, Majestueux, Splendide, Coloré, Superbe ! Enguirlandé du garrot (1 m 80) au bout de la queue (3 m 50 plus loin…) ! Une énorme Bête s’avance! prête à bondir ! Une impressionnante queue-arc-en-ciel dresse un point d’interrogation au-dessus de la scène ! La tête roule deux yeux énormes ! et arbore de solides crocs blancs et acérés !

 

 

 

 

 

 

 

Un VERITABLE FELIN sorti tout droit de la PRE-HISTOIRE ! Un FAUVE FEULANT, furieusement insolite sous le vélum blanc du toit qui abrite, désormais, de la pluie et des ardeurs du soleil, ce nouvel espace de La Fabrique, joliment baptisé FORUM LAGRANGE. Du nom de celui qui l’a si opportunément conçu et réalisé.

Quel beau spectacle que de voir cette foule gracieusement bigarrée venue célébrer, dans une sorte de ferveur populaire, deux valeurs nobles, riches, complémentaires et essentielles, qui traduisent bien ce qui semble animer aujourd’hui le « peuple des Givrés » : l’IMAGINAIRE et la RESISTANCE ! Alors Mille regrets aux absents… et Honneur aux présents !

Le TIGRE marque un temps d’arrêt sous le Forum Lagrange. Pour l’amadouer, sans doute, le public est alors invité à le couvrir de décorations multicolores qui lui donnent un aspect étrange ! Un peu inquiétant même ! On lui lance encore des poignées de pétales de fleurs ! Tandis que les musiciens de MEMOIRES VIVES, spécialement descendus du Morvan, attaquent un contagieux concert de gigues, valses et bourrées pour tenter de « désarmer » la bête de ses pulsions sauvages !

Sous l’impulsion de ses esclaves blancs, la voici qui se lève soudain, frémit, et esquisse une sorte de danse jubilatoire ! La déambulation peut commencer ! Rite un peu païen, il faut bien le dire, mais efficace ! Qui lui fera faire un tour hallucinant de La Fabrique, accompagné d’une foule d’adorateurs dont la marche est rythmée par la musique entraînante des « morvandiaux », une musique qui désinhibe jambes, croupes et autres blocages psy à coups d’accordéon, de tambourins, de vielles, de flûtes et de violons.

Quelle est belle cette fête de la « TIGRITUDE » !

Car autour de ce « TOTEM » imaginé et réalisé par Marie Galle et Marie Jourdain, c’est toute une foule d’artistes qui vont marquer ces deux journées de leur empreinte :

– deux comédiens présentent au Grand Théâtre deux pièces de DARIO FO  (Mystère Bouffe par Alberto Garcia Sanchez, et l’Histoire du Tigre par Benoît Chauleur), tandis qu’un troisième, Patrick Grégoire, fascine sous la Yourte tout un public scotché par ses lectures à haute voix.

Crédit : Jean-Marie Perrot
Crédit : Jean-Marie Perrot

 

 

 

 

 

 

 

 

– Rémy Guillaumeau et son équipe de MEMOIRES VIVES interviennent avec des animations musicales et chorégraphiques entraînantes, qui ont pour effet, non seulement de créer une ambiance festive, mais aussi de délier jambes et langues qui ne demandent qu’à s’exprimer….

– les commères de la langue, justement, Néfissa Benouniche et Jeanne Ferron, épicent le Parloir de contes, chants, facéties, et de fausses confidences…, avec le renfort de Marie-France Marbach qui cornaque en plus l’événement en duo avec le « crieur » Gérald Rigaud !

– sans oublier bien sûr le célèbre « Enchanteur Jocelyn », le Maître des Lumières, et la circassienne Delphine Descombin qui, accompagnée à la guitare classique par Julien Lagrange époustoufle littéralement le public en exécutant, sous la yourte, des numéros vertigineux de trapèze volant.

Crédit : Jean-Marie Perrot
Crédit : Jean-Marie Perrot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

– le plasticien Thierry Montoy et ses « installations » planétaires en plumes qui ont dû dévaster plusieurs basse-cour, les doux « feutres » de Saskia Miseur et son homme nu en noir (et en érection !),

Crédit : Jean-Marie Perrot

 

 

 

les talentueux artistes, poètes et artisans de l’Atelier du Coin, les typographies de Céline Thoué venue du Beaujolais voisin, les apparitions remarquées de l’humoriste Titou et de la comédienne Valérie Guillon, l’atelier théâtre de Florent Fichot et les élèves du Collège Jean Moulin de Montceau qu’accompagnent leurs professeurs…

Crédit : Jean-Marie Perrot

– la Biblio-Boutique qu’animent Catherine Rizet et Anne-Marie Ménaldo

– et bien entendu la superbe exposition photographique LIRE-LIRE de Sylvie Roche et Isabelle Robbe réalisée par Jean Bojko et sa talentueuse équipe du Té-âtre Eprouvette, dont le nom évoque aussi la fabuleuse épicerie culturelle qui tourne en Bourgogne

– une organisation aussi complexe ne saurait fonctionner sans heurts de caractères ou grincements d’horaires. Aussi, et comme à la SNCF qui dispose du concours de jeunes gens et de jeunes filles reconnaissables à leur veste rouge, le festival CONTES GIVRES a confié à deux jeunes et jolies hôtesses, Pauline Bonnard et Pénélope Lange, la délicate mission de « fluidifier la communication » ! et de mettre des gouttes d’huile partout où cela peut leur sembler utile et nécessaire !

– à la cuisine, Christian Bonin et son épouse rééditent le miracle de la multiplication des pains…, en l’occurrence ici des « super-tartines » et autres friandises de bouche ! Ce Post, j’en demande pardon au prophète, me fait abominablement blasphémer…. !

credit : Jean-Marie Perrot


– pour garder mémoire de tout cela, enfin, Louise Kolaï a fait spécialement le voyage de Strasbourg, équipée d’un micro et d’un enregistreur pour demander, à tout un chacun : « Alors ? la soupe est bonne ?  » Fort heureusement elle l’est, et ce n’est pas une soupe au caillou ! qu’allez-vous chercher là ! Tout ce qui s’est dit au confessionnal de Louise, y compris les confidences les plus…… comment ? qu’est-ce que vous dites ? pouvez-vous répéter je vous prie ? bref, tous ces déballages inopinés ne sont pas marqués « Secret Défense », et seront prochainement diffusés sur les RADIOS LOCALES. Alors attention, hein ! Surprise-surprise !…..

Qui ai-je oublié de citer ? Qu’ai-je omis de dire ?  (Pauline, Pénélope, pouvez-vous compléter, au cas où j’aurais passé des choses à la trappe ?)

Au cas où des personnes connues n’auraient pas été citées, et qu’elles aimeraient cependant l’être, pour quelque raison que ce soit, réparation peut leur être donnée dans un prochain POST. Avec toutes les excuses de la Rédaction.

Il suffit pour cela de nous le signaler. Ou de laisser un « COMMENTAIRE ». Ou de faire les deux si ça vous chante… Mais d’une façon ou d’une autre, on en tiendra compte, et que GIVRé pour l’éternité SOIT CELUI QUI S’EN DéDIE !!!

Geo



 

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