LE LIVRE, OBJET-PHARE DE L’INDUSTRIE CULTURELLE

Foule all_apercu
Sylvie Roche

En France, comme chaque année, on prépare d’ores et déjà les prochaines et traditionnelles batailles des PRIX LITTERAIRES qui feront rage dès la rentréeet qui mobiliseront alors éditeurs, ouvriers du livre, foires expositions, librairies, séances de signatures, bibliothèques municipales, kiosques de gares, festivals de lectures publiques, et qui envahiront encore, et en noir et en couleurs SVP, des km d’étagères dans les grands magasins.

Chacun à sa place, dans cette longue chaîne du LIVRE, fera des prodiges d’imagination, ou de corruption parfois…, pour « placer ses poulains » à la corde, et la folie du bouquin « IN » gagnera très vite, du coup, comme une trainée de poudre, toutes les médiathèques, tous les étalages des bouquinistes, tous les greniers à rats des bibliothèques, tous les bureaux des ministères ou des officines plus ou moins chargés de la promotion, en France, de ce véritable virus, objet-phare de notre industrie culturelle…

D’aucuns, enfin, auront la curieuse idée de s’emparer de ce fétiche magique pour lui donner mission de traverser les barrages de la censure ! Ou, au contraire, pour en user de façon très conventionnelle à des fins de témoins de moralité…, ou tout simplement pour lui faire jouer un rôle d’animation bien sage, à l’écart des outrances de lecteurs publics mal embouchés…, ça peut arriver n’importe où… !

Au niveau de l’IMAGINAIRE, ce seront surtout des « apparitions, des oracles, des prodiges, des sortilèges, des métamorphoses, des songes inexpliqués qui font, selon VOLTAIRE, la destinée des plus grands empires ou des plus petits Etats : ici des bêtes qui parlent, là des bêtes qu’on adore, des dieux transformés en hommes, des hommes transformés en dieux. Ah ! s’il nous faut des fables, que ces fables soient du moins l’emblème de la vérité ! J’aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, et je hais celles des imposteurs. » 

Bref, le livre, comme vous voyez, c’est un peu comme un fruit divin à déguster sans modération, ou comme une grenade dégoupillée qui peut vous sauter à la « goule » à chaque instant… !

Comme quoi, travailler dans l’industrie culturelle n’est pas un job aussi tranquille qu’on veut bien le croire, car il comporte aussi une grande part de danger… !

Sagoloba

Les photographies de cet article sont de Sylvie Roche : retrouvez tout son travail ici

c : Sylvie Roche
c : Sylvie Roche

 

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