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GIVRES au COLLEGE

givrésaucollègeL’automnal et étonnant Festival « CONTES GIVRES en BOURGOGNE » a de nouveau intégré, dans sa prochaine Edition programmée durant la saison 2014/2015, les célèbres et savoureuses INTRUSIONS SCOLAIRES appelées « GIVRES au COLLEGE ». Continuer la lecture de GIVRES au COLLEGE 

Elle écoute derrière les portes

Incroyable ! Insupportable ! Une étrangère à l’établissement écoutait derrière les portes des classes du collège !

Mais ce n’est pas tout ! Voici la suite. Et elle n’est pas piquée des hannetons !

Sans frapper et sans saluer personne, la voilà qui entre brusquement dans la salle, et enchaîne immédiatement sur la dernière phrase du professeur, quelle que soit la matière enseignée, et raconte une histoire en rapport avec le cours ! Inouï non ?

Bien sûr, l’effet de surprise est garanti, et l’intruse peut alors être assurée d’une écoute attentive pendant toute la durée de son interruption intempestive, qui peut aller jusqu’à 15′ environ ! Vous vous rendez compte ?

A la fin de son forfait, elle s’éclipse alors comme elle est entrée, c’est à dire sans un mot, et telle une ombre évanescente, elle passe à la classe suivante pour recommencer son manège ! Gonflée la nana ! Et ainsi de suite durant toute la matinée !

Le saisissement est si fort que les élèves peuvent rester muets pendant plusieurs minutes,… jusqu’à ce que l’enseignant reprenne son cours, après avoir expliqué que la classe venait de vivre, en fait, un épisode du festival des Contes Givrés….

Conceptrice de l’événement, la conteuse professionnelle Marie-France Marbach, – par ailleurs directrice du festival des Contes Givrés en Bourgogne -, intervient en effet, à leur demande, dans plusieurs établissements de la région dans le cadre de l’opération « Givrés au Collège ».

Elle est actuellement dans le Département de la Nièvre, où elle fait escale dans les collèges de Clamecy, Saint-Amand, Château-Chinon et Montsauche-les-Settons.

Quelques témoignages et extraits de presse :

La classe de 6° E a été surprise quand vous êtes apparue sans vous présenter. Nous avons vraiment apprécié. C’était une super surprise. Nous avons eu un grand plaisir de vous recevoir dans notre classe, et d’entendre l’histoire que vous avez racontée de l’homme qui allait voir Dieu pour lui demander sa chance…

Une animation tout à fait étonnante : entrer dans les salles de classes à l’improviste, sans que les élèves sachent à qui ils ont à faire, et improviser, en fonction des cours, des histoires à la fois poétiques, drôles et mystérieuses. L’artiste a ainsi investi plusieurs classes provoquant surprise, étonnement, peur et frayeur même dans un premier temps. Puis rapidement sourires et rires apparaissent sur le visage des enfants qui sont vite fascinés par cette énergie qui se dégage du personnage.

Les élèves ont pu discuter avec l’artiste, et tous ont évoqué leur peur, leur stupéfaction quand elle est entrée. Mais qui pouvait bien être cette étrange personne qui se permettait d’ouvrir brusquement la porte de la classe en parlant fort et en interrompant le cours ? Et pourquoi le professeur ne réagissait-il pas ? Mais ils ont aussi fait part de leur grand intérêt pour les histoires racontées. Le profond silence qui régnait dans les classes lors de la prestation de la conteuse, et qui parfois même se prolongeait après son départ, montre la qualité de leur écoute et le talent de la comédienne.

Là, nous étions tranquillement en train de travailler. Quand soudain on a vu une folle entrer dans la classe. C’était vous ! Vous nous avez raconté une histoire de bègue. Au début, je rigolais. Mais au fur et à mesure que j’entrais dans l’histoire, j’étais parcourue de frissons ! Surtout lorsque vous faisiez de longs, de très longs silences. Mon voisin vous prenait pour « Cruella ». Même si je me marrais, j’ai adoré votre histoire. (« Le bègue », nouvelle de Nicole Jouvency)

Votre entrée m’a surprise, car je me suis demandé qui vous étiez : une grande dame, habillée un peu « fofolle », comme une sorcière. Votre façon de parler, de regarder même, m’a donné des frissons. Votre regard furieux et ce langage bégayé, différent de tous les jours, ça doit être dur et donner beaucoup de travail ! Moi, j’aimerais bien que vous reveniez, car ça nous change de l’ordinaire, et ça nous apprend beaucoup de choses .(élève de 4ème A au collège de Bourbon-Lancy)

La méthode de prise de contact avec les élèves est particulière : la conteuse écoute derrière la porte pour s’imprégner des dernières phrases du professeur, et fait ensuite irruption dans la salle avec une histoire qui se raccroche au cours. Ainsi un conte des frères Grimm en cours d’allemand, ou l’histoire d’un petit garçon du Niger en cours d’Histoire-Géo.

Comme chacun peut le voir, même si ce n’est pas très très correct, on peut non seulement apprendre une foule de choses en écoutant derrière les portes, mais on peut aussi les partager…, comme on partage des contes !

Geo

Haut les mots !

Haut les Mots ! En 3 mots comme en cent, c’est la formule magique des effractions de la bande des « Givrés au Collège » !

Car la ronde infernale de ces trublions qui sèment la subversion dans les collèges va recommencer sous l’impulsion d’une meneuse, enfin identifiée aujourd’hui ! Il s’agirait d’une certaine Marie-France…quelque chose, un nom qui sonne comme un « alsacianisme  » si vous voyez ce que je veux dire…

Et cette insolente, qui est maintenant entourée de comparses aussi allumés qu’elle, (Alors attention ! quand il n’y en a qu’une, ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça se complique…!), cette insolente, donc, a la prétention cette année de récidiver ses incursions sauvages dans les sages et tranquilles établissements scolaires du secondaire pour raconter ses salades !!!

Oh, bien sûr, dans les faits, il n’y a pas de violences véritables et, le moment de surprise évacué, ça se passe généralement très bien ! Les premiers mots lancés mobilisent immédiatement l’attention de toute la classe, y compris celle du prof., qui ne comprend plus très bien comment son cours a pu se transformer ainsi…

Car la mâtine use d’un procédé diabolique qui fait mouche à chaque fois : elle écoute derrière la porte avant de faire irruption dans la salle, sans frapper évidemment, et rebondit aussitôt sur les derniers mots du prof. pour continuer le cours à sa façon ! Et gribouille que j’embrouille !

La rupture du quotidien est consommée, et un regard neuf peut enfin planer sur les choses… Et ainsi de suite pendant toute une matinée !

Le côté quelque peu iconoclaste de l’opération peut parfois « bousculer » les rythmes scolaires, il stimule plus qu’il ne bouscule, et les « victimes », ravies, en redemandent !

Alors si, parmi les lecteurs de ces lignes, se trouvent des directeurs d’établissement, des professeurs, des documentalistes, ou même des élèves souhaitant goûter à ce fruit acidulé, mais pas du tout défendu, une seule adresse : l’arbre qui porte ces fruits.

C’est à dire le Festival des Contes Givrés en Bourgogne. (03 85 24 61 91)



Givrés au Collège

Avec l’ouverture imminente du Festival (le 5 octobre pour les oublieux), les fameuses prestations « Givrés au Collège » vont  pouvoir reprendre, et Marie-France s’y prépare.

« Vous m’avez fait très peur quand vous êtes entrée. C’était super bien… mais ça doit être dur de retenir tous ces contes… Enfin ça met du baume au cœur  de les entendre. Être conteuse, ça doit donner de l’espoir aux personnes. C’est un métier super bien ! J’espère que vous reviendrez l’année prochaine. » Lauryne Oudy – 6ème B – Collège Louis Aragon de Imphy/58.

Beaucoup de témoignages comme celui-ci sont parvenus à Marie-France, et plusieurs seront égrenés sous cette rubrique.

Pour bénéficier de ces interventions, il faut bien sûr en faire la demande : soit au Conseil Général, soit à l’Inspection Académique, soit à la BDP de votre département. En informant également Antipodes.

Et abonnez-vous surtout au Blog des Givrés pour en savoir plus sur le fil des événements…