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Bilans et revues de presse 2011

Retombées presse de l’Edition 2011

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Pour cette édition, nous souhaitons décerner une mention toute particulière (et un grand merci !) au Journal de Saône et Loire pour son soutien indéfectible. Grâce à eux, le public bourguignon, mais aussi les visiteurs de notre jolie région, ont pu se tenir informés des différents spectacles et bénéficier de sorties exceptionnelles sans pour autant avoir à « monter à la capitale » !

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A qui profitent les arbres ?

Au secours Jean Giono ! Et et dis urbi et orbi pourquoi tu as écrit ce très beau livre, « l’Homme qui plantait des arbres ».

Livre qui a généré de multiples éditions en langues étrangères, des films, des conférences, des spectacles, des B.D., etc…, et qui a provoqué, de par le monde, et par imitation, l’éveil de centaines de vocations de planteurs d’arbres… !

Et merci, Jean Giono, d’avoir renoncé à tes droits d’auteur pour cet ouvrage, ce qui lui a valu d’être largement et librement diffusé, libéré qu’il était, de ce fait, de toutes entraves financières…

Cette générosité, malheureusement, n’a pas perduré longtemps, et voilà qu’aujourd’hui le succès de ce livre éveille l’appétit de ceux qui font profession de monnayer sa liberté de diffusion ! Ignorant le danger que pourrait représenter une planète sans arbres ! Une planète chauve en quelque sorte ?

Quand toutes les forêts auront été « rasées et avalées », au nom du FRIC, quand toutes les velléités d’en replanter de nouvelles auront été annihilées et découragées par ceux qui ne pensent qu’au profit immédiat, retrouverons-nous un nouveau Giono pour donner aux hommes de nouvelles passions sylvestres ?

A qui profitent les arbres ?

Messieurs les percepteurs de droits, respectez SVP la volonté et la générosité des auteurs, et donnez aux arbres la liberté de vivre sans impôts !

Geo

Imaginaire et Résistance

Programmée le 15 octobre 2011 à « La Fabrique » de Savigny-sur-Grosne en Saône-et-Loire, dans le cadre de « l’automnal et étonnant festival CONTES GIVRES en Bourgogne », et des journées thématiques du Réseau National du Conte et des Arts de la Parole, cette rencontre a pu avoir lieu grâce à la participation active d’un collectif d’artistes volontaires (conteurs, comédiens, agitateurs d’idées, plasticiens, musiciens, conférenciers, crieur public, marionnettistes…), et du soutien logistique, gracieux et bénévole, offert par les associations « Antipodes », « Les Strapontins », et du « Tambour des Escargots ».

Thème de la Journée : « Imaginaire et Résistance ».

Cette rencontre expérimentale, improbable en cette période de l’année, dans une « très fraîche » friche industrielle, inconnue de tous et non chauffée par surcroît (ancienne fromagerie), située dans un lieu géographique isolé, où l’on ne peut accéder qu’avec un guide muni d’un bon GPS…, a néanmoins attiré environ 250 personnes, séduites sans doute par le pari audacieux de la démarche, voire stimulées, même, par cette invitation à participer, en quelque sorte, à un premier acte de résistance…

Fort heureusement, une « chaleur humaine contagieuse » s’est très vite développée pour compenser le déficit thermique ambiant, et les moments forts et conviviaux de la journée (distribution de couvertures, soupe à l’oignon, apéritif, repas, ambiance musicale, expositions vivantes d’art plastique, crieur public, embouteillages provoqués par une autruche insolente, épicerie culturelle ouverte à gogo, souffleur de poèmes, confection collective d’un mandala, prestations diverses des artistes dramatiques, etc…) ont fait le reste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bilan est donc tout à fait positif et, de l’avis général, si cette opération montée cette année un peu trop rapidement peut-être, « à l’arraché » sans aucun doute, dans une improvisation créative certes très sympathique, mais néanmoins ponctuée de quelques « à peu près », cette opération, donc, constitue cependant un modèle du genre, et est à renouveler la saison prochaine en tenant compte des leçons salutaires apprises cette année dans la bonne humeur… !

Les premiers « retours » des participants, provenant soit des acteurs soit du public, disent très exactement ceci :

– j’ai beaucoup aimé la diversité des personnes présentes, les repas étaient des moments très conviviaux, j’ai pu parler avec beaucoup de personnes qui m’étaient inconnues auparavant, l’espace de la fromagerie était parfait pour ce type de manifestation, bonne idée de créer plusieurs atmosphères : plus intimes dans la petite salle avec les musiciens et l’atelier de gravure, espace de ballade au centre, plusieurs espaces extérieurs et la grande salle pour accueillir davantage de public.

Ceci dit, il faudrait faire évoluer le format. Voici quelques propositions : proposer un spectacle (trop frustrant pour les artistes autant que pour le public qu’il n’y ait pas eu de spectacle) – créer un véritable échange entre le public et les acteurs au travers d’un moment participatif pour briser le côté information descendante et partager la parole – valoriser davantage les oeuvres des artistes plasticiens – programmer moins de temps forts pour ne pas avoir à regarder la montre et pouvoir flâner – laisser la parole aux moins de 40 ans…

Je suis prête à bondir pour participer à une autre journée ! (observations recueillies auprès de Louise Kolaï, une des deux « scribes bénévoles de la journée » que nous remercions chaleureusement ici.)

C’est bien d’avoir tenté cette expérience, sur laquelle on peut maintenant réfléchir et rebondir – il serait bien, pour une prochaine fois, de choisir un ou plusieurs thèmes, et que tous se mettent au service de ces thèmes et non pas de leur expérience (comme par exemple « la femme dans le conte », son image, ce que le conte véhicule comme image de la femme, est-ce qu’il y a une différence entre être conteur et être conteuse), et que tous se mettent au service de ce thème – il faudrait aussi casser le rôle « spectateur/spectateur » pour imposer le rôle « spectateur/complice » – puis imaginer que tout de suite après on raconte deux ou trois histoires pour illustrer le thème et clôturer – juste voir comment le conte peut compléter un discours, et passer à un autre thème, par exemple : est-ce que le conte peut parler de l’actualité ? si oui, comment ? jusqu’à quel point a-t-on  le droit de changer une histoire ? ce serait intéressant aussi d’inviter un journaliste critique du conte, ou un philosophe.

Observations recueillies auprès d’Alberto Garcia Sanchez, conteur, comédien, metteur en scène. Un grand merci à toi Alberto.

Garder le principe d’un rassemblement sur une thématique – imaginer au préalable comment l’espace est organisé pour une circulation des paroles – prévoir initialement un glossaire en rapport avec la rencontre (mots essentiels, étymologie) – 3 ou 4 témoignages bien identifiés, 3 autres d’environ 10′ chacun, complémentaires les uns des autres – une cartographie des textes de base, avec des situations décrites, sorte de paysage qui indique dans quoi la pensée collective va se révéler – un mode d’emploi des interventions, avec quelques rituels (stop/hors sujet, non apport au groupe, non écoute de l’autre), de manière ludique mais servant la production commune – un temps pour une expression écrite du vécu de chacun / ou référence de chacun / ou exemple de chacun, du type feuilles mises en circulation, pour que ce qui fait débat collectif puisse permettre aux individus d’exprimer leur vécu, ou leur exemple, ou leur mémoire, ou leur quotidien, ou leur référence – moins d’interventions éclatées – saisie, mise en valeur et exposition des interventions, par scribes interposés comme cette fois – un protocole qui permette d’absorber les débordements, les attitudes, quand elles sont sincères et qu’elles dérangent, protocole amenant chacun à entendre l’autre, là où l’autre aussi se trouve – la position de quelqu’un nous renseigne aussi sur notre position –

(Observations recueillies auprès d’Eric Prémel, directeur du festival de cinéma de Douarnenez, que nous remercions vivement.)

Il importe aussi de saluer et de remercier ici tous les acteurs culturels qui ont bien voulu participer activement à cette journée de réflexion sur le thème IMAGINAIRE et RESISTANCE, en témoignant de leur expérience et de leur engagement sur le terrain. L’énumération qui en est faite ci-dessous néglige un peu la rigueur de l’ordre alphabétique habituel et, pour ne pas trop alourdir le document, ne respecte pas davantage la citation des fonctions ou qualités de chacun. Seul apparaît le distinguo qui permet de reconnaître les femmes des hommes, et de leur donner ainsi la priorité. Alors honneur aux dames : 

F – Sylvie Alranq – Annie Bonnard – Myriam Pellicane – Anne Laviron – Marie-France Marbach – Pauline Bonnard – Marie Galle – Marie Jourdain – Catherine Gaillard – Laure-Elise Karayenga – Sandrine Fischer – Louise Kolaï – Fabienne Foillard – Idabelle Boussioux – Dominique Breugnot – Pascale Lagrange – Josette Guigue – Jacqueline Gauthier – Marie-Odile Marbach – Anne-Marie Ménaldo –

H – Claude Alranq – Alberto Garcia Sanchez – Gérald Rigaud – Eric Prémel – Ibrahima Bah – Stéphane Goldblum – Bernard Villanueva – Thierry Montoy – Geo Jourdain – Gérard Bèche – Raph Lerieur – Olivier David – Jean-Marie Perrot – Jean-Claude Breugnot – Julien Lagrange – René Lagrange – Matthieu Binet – Jean Bojko – Olivier Noak – Christian Le Cuisinier – 

Groupes – plus les 5 comédiens des Strapontins – plus les 4 comédiens de la Neko-team – plus les 4 animateurs de l’Atelier du Coin – plus tous les oubliés, et ils sont nombreux…

Geo

Festival Contes Givrés – bilan de fréquentation 2011

La fréquentation de la XIII° édition du festival CONTES GIVRES est on ne peut plus satisfaisante. Qu’on en juge !

– public adultes du festival : 4.940 personnes

– rencontres scolaires : 930 élèves

– spectacles OFF : 970 personnes

– Givrés au Collège : 1.250 élèves

– ateliers divers : 540 élèves

– soit au total 8.330 spectateurs, que l’on peut arrondir à 10.000 si on tient compte du spectacle SMILE qui sera présenté en OFF le 2 décembre à l’Embarcadère de Montceau, des interventions Givrés au Collège programmées en cette fin d’année, et des diverses prestations envisagées à court et moyen terme (spectacle et formation) sur le thème de la DYSLEXIE.

Mais il ne s’agit pas là de pousser des cris de victoire et de faire du triomphalisme ! Car si beaucoup d’entre nous vivent aujourd’hui des heures difficiles, il n’est pas certain que les lendemains soient meilleurs ! A fortiori pour l’action culturelle que nous développons en Bourgogne avec le Festival CONTES GIVRES, dont les soutiens financiers institutionnels restent encore fidèlement à nos côtés. En particulier celui du Conseil Général de Saône et Loire.

Nous reviendrons prochainement sur la question.

En attendant, un GRAND MERCI à tous les artistes qui ont défilé sur nos scènes, à toutes les équipes qui les ont soutenus, accompagnés ou reçus, à tous les bénévoles qui sont toujours là « quand il faut et où il faut », à tous ceux qui ont mis les petits plats dans les grands pour « bien » recevoir, et à tous ceux qui donnent généreusement au festival, à longueur d’années, mille et un services, petits ou grands, pour en faire ce qu’il est devenu, c’est à dire un grand événement culturel régional, reconnu et attendu par le public.

Alors un GRAND MERCI bien sûr à ce public, fidèle et exigeant, qui  nous accorde sa confiance depuis plus de 13 ans, et qui constitue aujourd’hui une « communauté » rayonnante de chaude humanité.

Pour qui un jour de spectacle est un véritable jour de FETE !

Geo

 

Quand les images accompagnent la parole

Quand les paroles se taisent, les images parlent…

La Journée « Imaginaire et Résistance » organisée le 15 octobre dernier à La Fabrique (au Bourg de Messeugne, village de Savigny-sur-Grosne), a permis au public de découvrir le travail artistique de plusieurs « créateurs d’images » de la région.

Et d’abord celui de l’Atelier du Coin à Montceau qui a réalisé plusieurs affiches magnifiques, et qui a fait la démonstration sur place, le soir en public et avec le public, de la création d’une affiche en noir et blanc, de la gravure sur bois au tirage, dans un mouvement « ascensionnel » magnifique… Ceux qui ont assisté à cette performance peuvent le confirmer ! 

Affichage sauvage de l’atelier du coin
affiche réalisée lors de la journée
Gravure sur bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui aussi de Marie Galle, artiste peintre résidant à Cluny, qui a présenté une galerie impressionnante de 365 images de format carré représentant, en couleurs, ses états d’âme quotidiens durant une année, une par jour. Une très belle façon d’ouvrir des fenêtres sur le temps qui passe, et de témoigner ainsi, à la pointe du pinceau, d’une réalité changeante et très versatile d’un jour à l’autre…

 

 

 


 

Thierry Montoy, plasticien vivant actuellement Villeurbanne mais dont l’établissement prochain en Saône et Loire est imminent, a présenté quant à lui ce qu’il appelle des « installations », allant de l’objet en bois sculpté, comme les « gardiens » par exemple, au modelage de têtes en cire, superbement « installées » dans un treillage de fers à béton à l’entrée des « portes interdites » du bâtiment. Et ce dans un halo de lumière vaporeuse laissant entrevoir, en arrière-plan, des atmosphères mystérieuses. Et inquiétantes ! Très surréaliste !

les gardiens, Thierry Montoy
Installation de Thierry Montoy
Installation de Thierry Montoy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’illustratrice du festival « Contes Givrés », Marie Jourdain, qui vit et travaille à Chevagny-sur-Guye, s’est de nouveau manifestée de manière originale en brossant, du matin jusqu’au soir, sur le mur bordant une longue coursive de La Fabrique, et sous le regard direct et médusé du public, une peinture murale géante inspirée du thème même de la manifestation, « Imaginaire et Résistance ».

Fesque en cours de réalisation par Marie Jourdain

 

 

 

 

Cette plasticienne s’est également distinguée en présentant, avec sa consoeur Laure Karayenga de Saint-Marcelin de Cray, une série « d’aubiers peints », sorte de totems de plus de 2 m de haut qui, solidement arrimés au bastingage de la passerelle, formaient comme une « haie d’honneur de gardes du corps ».

Laure Élise Karayenga, détail
Laure Élise Karayenga, détail
Aubiers, Marie Jourdain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spectacle du plus bel effet, surtout en contre-plongée aux yeux des nombreux visiteurs venus ce jour-là accompagner un mouvement de résistance, pour l’heure encore imaginaire…, mais déjà très révélateur d’un mécontentement général qui monte et qui gronde…

Ne pas oublier, enfin, « l’autruchus indignatus », oeuvre de Marie Jourdain et Stéphane Goldblum, trônant en première place devant la « Givrée-Mobile », et provoquant, d’un bec menaçant, tout un embouteillage de voitures… Contrairement au cliché qui veut que les autruches se cachent la tête dans le sable quand elles voient un danger, certaines, comme la nôtre, étirent leur long cou et font face à la menace…

Autruchus indignatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut joindre tous ces « créateurs d’images » à l’Association Antipodes, La Grande Bussière, 71460, Saint-Marcelin de Cray, tel. 03 85 24 61 91, ou à l’adresse internet suivante : contesgivres@free.fr

Geo


Le Givré à l’état monumental…

Ce « DERNIER THE à BADEN-BADEN » sera servi frappé !

Iceberg plongé dans le cratère d’un volcan bouillonnant et fumant, ce spectacle se présente comme une montagne givrée monumentale ! 

D’ailleurs ce n’est pas à proprement parler un spectacle tel qu’on peut l’imaginer dans sa forme classique !

Ce serait plutôt, en vérité, plusieurs spectacles à la fois. Plusieurs spectacles naviguant sur un radeau fou, balloté au gré des courants, dans un fleuve torride d’où émanent tantôt des senteurs capiteuses de fleurs exotiques, tantôt des exhalaisons de souffre et de charognes putréfiées !

Avec des geysers, des tourbillons, des torrents, des jets et des rejets, des rapides, des flux et des reflux, des plonks et des replonks, des éclaboussements, des méandres à 360°, et des ourlets d’écume…

C’est un spectacle qui met en harmonie, pour mieux les briser ensuite, en brouillant les pistes tout en rebattant les cartes, des images bucoliques ou des visions subliminales du monde, en utilisant un inventaire effarant de moyens d’expression, où l’imagination fuse comme autant de feux d’artifice ! Images hirsutes, avec la fureur bruitale du Zinzin Supersonique Circus, et le jeu bipolaire de Didier Chiffele.

Cette création du Théâtre Populaire Roman, mise en scène par Andréa Novicov, est réalisée en collaboration avec les frères « chaux-de-fonniers » Plonk et Replonk : « Les exploits héroïques et le destin fatal d’un agent double, comme vous et moi, qui lutte pour ses survies existentielles. La mystérieuse période de la Guerre tiède en arrière-fond. Une histoire vraie impossible à croire, montée à la main comme une mayonnaise bulgare ».

Difficile de décrire ce spectacle, et le mieux, naturellement, c’est d’aller le voir, l’entendre, le goûter, le respirer, le toucher, en se laissant aller aux émotions fortes qui ne manqueront pas de vous éclater. Pour tout public de + de 14 ans.

Ce sera le jeudi 10 novembre à 20h30, sur la scène du Grand Théâtre de l’ARC au Creusot (71). Réservation des places au numéro 03 85 55 13 11.

Ce spectacle est présenté conjointement par la Scène Nationale du Creusot et le Festival Contes Givrés.

Ils sont jeunes, ils sont beaux, et ils sont givrés !

Qui ? Quoi ? Comment ? Où sont-ils ? Que veulent-ils ? D’où viennent-ils ?

Pas de panique ! Ils ont un domicile fixe, des papiers, ils parlent français, et ils sont propres sur eux !

Le premier s’appelle Benjamin Burtin, (ou Ben pour les intimes), réside à Montceau, et pratique le SLAM après avoir rencontré, au Festival Contes Givrés il y a quelques années déjà, un Groupe de la banlieue de Paris, du côté de Bagnolet, répondant au nom de 429 H !

Aujourd’hui célèbre, le 129 H a semé ici, lors de son passage chez nous, quelques graines de SLAM qui ont parfaitement germé, et que cultive de nos jours l’ami BEN.

« Claquer » est sa passion. Car « slamer », en fait, veut dire « claquer », claquer la poésie pour qu’elle devienne « spectacle », et non un cercle de poètes endormis. C’est l’objectif de Ben. Et il réussit bien son challenge, puisque son groupe se développe et se produit en maints endroits où le SLAM est attendu, entendu, reconnu et apprécié.

En tout cas, Ben, lui, vous attend.

Il vous attend avec un autre vagabond des routes et des rêves, Martin Hubert. Celui-là vient de Strasbourg, où l’a rencontré Marie-France à l’Espace-Contes de la capitale alsacienne. Parrainé par un compagnon de route du festival, Innocent Yapi.

Martin Hubert y présentait des histoires vécues, ses délires ruminés, et les confidences des auto-stoppeurs ramassés au bord des chemins…

L’auto-stop ? Un bête moyen d’aller de Chalon à Buxy par exemple, ou de Montceau à Gourdon, ou d’Auxerre à Avallon, ou de Nevers à Corbigny. Bref ! Une belle façon de voyager, pas très rapide mais économique en tout cas, et riche au niveau du lien social.

Pour Martin Hubert, c’est d’abord un art de vivre. Un univers avec ses mythes et ses grands hommes, tel Iron Thumb qui est à l’auto-stop ce que Clint Eastwood est au western.

Les « Confessions d’un autostoppeur », c’est road-movie rousseauiste, un témoignage burlesque tantôt inspiré de situations vécues, tantôt sorti de l’imaginaire pur sur fond de musique de l’ouest-américain…

Alors où et quand pourrons-nous voir et entendre ces deux nouveaux phénomènes givrés de la cuvée 2011 ?

Ils interviendront en trois endroits :

– Sampigny-les-Maranges (71) le dimanche 6 novembre à 18h00 au lieu-dit La Turbine, où le spectacle sera suivi d’un repas sur réservation : tel. 03 85 91 12 99

– Bourbon-Lancy (71) le lundi 7 novembre à 20h30 à la Médiathèque. tel. 03 85 89 09 40

– Dicy (89), à deux pas de la fabuloserie, salle des fêtes, le mardi 8 novembre à 20h30. Tel. 03 86 91 82 48

Le festival CONTES GIVRES est soucieux d’un accueil chaud et attentionné…, laissé à l’initiative des structures organisatrices.

Geo


 

Du givre à la sauce « Pimenta »…

Faut pas s’y fier ! Christèle Pimenta ne répond pas seulement à l’image de la conteuse sage et vertueuse que l’on pourrait s’en faire au simple vu de ses photos ! Car elle manie aussi bien, la mâtine, la subversion que la désobéissance !

Ah bon ? Le conte ne serait-il pas d’abord moralisateur ?

Que non, que non ! réplique Christèle Pimenta ! Et elle le prouve avec Martha, une histoire où elle montre et démontre comment, après avoir été préparée par ses parents et son éducation à l’avenir « brillant » qui lui a été concocté, une jeune femme brise les chaînes de son « formatage », et décide de « filer à l’anglaise »… !

Diable !

Les fugues, de nos jours, sont choses courantes, et maintes jeunes filles s’affranchissent assez aisément de l’accord de leurs parents pour goûter aux joies de l’indépendance et de la liberté au risque de se brûler les ailes.

Christèle Pimenta présente la « candide Martha » non pas comme une belle fugueuse à imiter, et dont il faudrait suivre les pas ! (encore heureux), mais comme l’exemple même d’une saine rébellion au milieu d’un monde codifié et hostile…

Voilà qui nous ramène à la journée « Imaginaire et Résistance » dont c’était précisément le thème, journée programmée le 15 octobre dernier à Savigny-sur-Grosne.

Alors que ceux qui n’ont pas pu y participer trempent aujourd’hui leur pain congelé dans la piquante sauce Pimenta, en allant  voir « Martha », le mardi 8 novembre à 20h30 à l’Ecole Maternelle Léocadie Czyz à Givry (71), ou encore à la salle de la Trèche le mercredi 9 novembre à 20h30 à Sanvignes-les-Mines. (71)

Pour apprendre à désobéïr…

Geo

Ecoute donc voir cette histoire !

« C’est une histoire à se tenir debout« ,

souligne la fiche de présentation rédigée par celui qui l’a vécue, cette histoire, l’acteur Raphaël Thiéry. Observation confirmée et approuvée par le metteur en scène Patrick Grégoire.

Raphaël Thiéry est cornemuseur, souffleur, sonneur, tchateur, diseur, conteur… Danseur aussi le cas échéant bien sûr. Mais aussi et surtout, Raphaël Thiéry est un comédien complet ! Créateur de la Compagnie L’Estaminet Rouge qu’il dirige à Anost, cette ville mythique située au coeur du Parc Naturel Régional du Morvan, siège de la Maison du Patrimoine Oral.

Patrick Grégoire est écrivain, comédien, metteur en scène, créateur de la compagnie théâtrale du Rameau d’Or en Bourgogne, et il est déjà intervenu plusieurs fois dans les programmations du Festival des Givrés, notamment avec le savoureux monologue de « L’Imbécile », et des lectures publiques de témoignages collectés en Bresse et dans le Morvan : « Ceux qui sont là, ceux qui sont d’là », (déjà édité), « Détours et retours » (en cours d’édition).

C’est là, à la MPO d’Anost, au fil de multiples rencontres et conversations entre Raphaël et Patrick, que cette édifiante et étonnante histoire est née, s’est décantée, a pris progressivement, sans le vouloir, la forme d’un scénario… Et l’idée, soudain, a jailli comme une évidence : pour la croire, il fallait la donner à voir et à entendre, comme un film ou un spectacle. Le métier et le talent de ces deux artistes ont fait le reste : et c’est devenu un spectacle !

Un spectacle accueilli par le Festival CONTES GIVRES en Bourgogne, qui le présentera en « première » jeudi 3 novembre à 20h30 à Gueugnon (71).

Raphaël Thiéry et Patrick Grégoire sont donc actuellement en « création » en Saône et Loire, où il font un travail de décentralisation culturelle important pour la Bourgogne.

Un travail qu’il faut encourager et accompagner en allant voir et entendre « Ecoute donc voir ! »

le village d’Anost (71) dans le Morvan

 


Alerte ! Femmes Pirates à tribord !

Attention !

Elles arrivent les Femmes Pirates ! Assoiffées d’aventures, d’amour, et de sang !

Emmenées par la sanguinaire et cruelle québecoise à la crinière rouge : Nadine Walsh !

Un nom qui siffle comme un coup de sabre !

Elles ont l’intention d’assiéger Toucy (89, Louhans (71), Montchanin (71), et La Chapelle de Bragny (71) en prime !

Habitants de ces citadelles, gagnez au plus vite vos postes de combat ! Ne vous laissez pas surprendre !

Car l’ennemie rêve d’être au Walhalla, le paradis des guerriers ! Là où elle pourra être enfin elle-même ! Femme d’armes et d’amour, qui manie aussi bien le glaive que la verge !

Elle arrive ! vous dis-je ! Voyez au large la voile de sa caravelle de guerre, arborant le pavillon noir à tête de mort !

Alors tous aux abris dans la salle de spectacles la plus proche, calez vous bien dans votre fauteuil, faites le dos rond, rentrez le cou dans les épaules, croisez les doigts, et attendez que passe la tornade rousse, « Calamity Walsh, dans votre champ de vision ! Vous en serez babas ! Eberlués ! Estomaqués ! Et même un peu épastrouillés !

Un spectacle percutant, dynamique, qui « déboîte », mis en scène par Alberto Garcia Sanchez, c’est à dire façon « commedia dell arte », bref, un spectacle qui bouge, saute, bondit et rebondit, servi par une comédienne de talent, Nadine Walsh, qui a du feu dans les veines.

Son vaisseau, bourré jusqu’à la gueule de pirates à mine patibulaire, de poudre à canon et de filets d’abordage, s’approche dangereusement de nos côtes… La barre est tenue d’une main ferme par John Rackam dit calicot Jack, célèbre pirate dont la tête est mise à prix.

Ne ratez pas cet équipage de choc, et venez en saluer l’héroïne « s’en fout la mort » qui, en quête de liberté, a abordé la vie à bout portant ! Armée d’audace et d’insolence, elle a défié les lois de son époque et raconte ses aventures. Edifiant !

Elle jettera l’ancre le mercredi 2 novembre à 20h30 à TOUCY (89), le jeudi 3 novembre à 20h30 à LOUHANS (71), le vendredi 4 novembre à 20h30 à MONTCHANIN (71), et le samedi 5 novembre à 20h30 à La CHAPELLE de BRAGNY.