Archives pour la catégorie 2010

Le Collectif « Mémoires Vives » prend la plume…

« Bonjour à vous chers amis et amies aux idées joliment givrées…

Nous souhaitions tous les quatre vous remercier du fond du cœur pour votre engagement, votre gentillesse, votre accompagnement minutieux et attentionné pendant le festival.

Cette expérience fut pour nous une précieuse occasion d’approfondir notre implication dans ce spectacle des « P’tits Paris » que nous aimons beaucoup. Il fut aussi un bel espace ouvert à la transmission de notre parole et de notre pays, qui s’épaissit à chaque nouvelle histoire racontée, et par chaque musique jouée.

Soyez assurés de notre solidarité et de notre attachement à votre action.  Et merci pour les petits moments délicieux que vous avez permis de vivre à des centaines de personnes pendant les Contes Givrés de cette année.

Caroline Darroux, Jean-Luc Debard, Rémy et Simon Guillaumeau.

Commentaire pour « Les Dernières nouvelles du fond »

La qualité du nouveau spectacle créé par Amédée Bricolo et présenté à la XII° édition du Festival des Contes Givrés en Bourgogne a été très remarquée, et a suscité de nombreux commentaires élogieux.

« Ce que vous nous avez donné dans votre spectacle, c’est la force et la joie et l’inquiétude de la langue. La poésie n’y est pas décoration ; elle retourne à l’essentiel, à nos origines, à nos rêves, à nos cris, à nos peurs. Elle parle d’enfance, d’amour, de mort. La langue joue là de nos désirs secrets, et nous montre ce qui se passe de l’autre côté du miroir, de l’autre côté de la porte. »

« Votre spectacle est magnifique car jamais il ne nous oublie en route : le rythme, la rigueur du ton, la précision de vos gestes, de vos regards, nous appellent et nous attirent : c’est nous qui vivons les mots que vous nous dites. Votre immense présence sur scène nous permet de retrouver l’évidence de l’absence qui est au coeur de toute vie, de cet « infracassable noyau de nuit » dont parlait Breton, et que vous nous rendez si lumineux soudain. »

« Merci pour un des plus beaux, des plus forts, des plus puissants spectacles que nous avons vus ces dernières années. Merci. »

Martine Jacques, docteur es-lettres à l’IUFM – FAC de Dijon, et Jean-Marie Schwob.

Commentaires sur Ilka Schönbein et Amédée Bricolo

Commentaires communiqués par Martine Guestault, Médiathèque de Mâcon

 » J’ai beaucoup apprécié les spectacles d’Amédée Bricolo et d’Ilka Schönbein dans des styles très différents. Pour Amédée, j’ai rencontré une véritable performance d’acteur, une mise en scène qui tenait en haleine, malgré des textes « costauds » mais très littéraires, tragicomiques, et qu’on a envie de lire ou de relire. J’ai été subjuguée de voir que même les enfants n’avaient pas bougé, et je pense que ça venait vraiment de la présence d’Amédée qui a su tenir son public, loin de toute facilité. On était loin de la démagogie pourtant, et personne ne s’y est trompé.

Pour Ilka, on a aussi découvert une très forte personnalité, et une innovation rare, de celles que l’on n’oublie pas !

Un grand merci à ces acteurs de talent qui nous font passer des moments inoubliables, et qui ne sont pas encore suffisamment connus.

Heureusement que le Festival des Contes Givrés est là. Il nous reste indispensable. Longue vie à lui ! »

Martine Guestault – Médiathèque de Mâcon

A l’Ouest, toujours plus à l’ouest !

La Ruée vers l’Art, c’était hier ! En 2010 ! Déjà du passé !

Demain, en 2011, ce sera la « Ruée vers l’Ouest ! », toujours plus à l’Ouest !

Oui ! Il faut décidément aller à l’Ouest pour sortir de l’atmosphère délétère actuelle, et battre les estrades publiques avec des hordes de trublions ! Car sans eux, sans les fous du Roi qui agitent les grelots de la subversion, point d’évolution de la société ! Une société qui sombrerait rapidement, peut-être, dans les douces volutes d’encens que diffusent la télévision quotidienne et le discours politique ambiant…, pour mieux endormir le Givré !

Alors, qui veut faire travailler ses neurones et entreprendre un nouveau voyage à l’ouest en 2011 avec les fêlés de l’Espace Antipodes ? Tous les partenaires d’accueil du festival seront prochainement interrogés à ce propos.

Mais avant d’embarquer, jetons vite un regard dans le rétroviseur pour voir ce qui s’est passé en 2010. Avec quelques gros chiffres qui sautent tout de suite aux yeux : selon les organisateurs…, la XII° édition a touché environ 11000 personnes, dont 4750 élèves de collèges dans les 19 établissements visités par l’opération Givrés au Collège.

Et les trois événements forts ont touché à eux seuls plus de 1600 spectateurs :

– 835 belliqueux ont déposé leurs armes au vestiaire de « La Guerre des Boutons » à Montchanin.

– 500 fervents de « la feuille à l’envers » ont assisté au spectacle « Je baise les yeux » à Mâcon.

– 270 marionnettistes en herbe ont été subjugués à Saint-Vallier par l’inoubliable Ilka Schönbein.

– et 100.000 regrets à tous les absents qui ont pris la ferme résolution de suivre les Givrés en 2011 …!

Mais attention, si le rideau est tiré sur les « IN », les « OFF » n’ont pas dit leur dernier mot ! Ils seront programmés durant toute la saison (certains le sont déjà), de façon intermittente, soit en spectacles ouverts, soit en résidence, soit en formation.

A l’affiche :

Néfissa Bénouniche, Brigitte Carle, Marie-France Marbach, Myriam Pellicane et Didier Kovarsky.

Pour en savoir plus, consultez régulièrement ce blog.

Jack Bon, le blues, le blues, le blues….

Autodidacte, Jack Bon est initié au chant et à la guitare par les “riffs“ et le “feeling”  de ses maîtres (les groupes anglais des Sixties, le Chicago blues,  Jimi Hendrix, Bob Dylan). Il tire sa réputation du groupe GANAFOUL, figure mythique des seventies, dont il était le guitariste-chanteur-auteur-compositeur.

Voici comment l’Encyclopédie du rock français résume cet épisode décisif :  “Les trois Ganafoul réussirent un coup de maître avec leur premier album Saturday  Night paru en 1977. Rock simple, mais mélodique et puissant, Ganafoul était un power-trio qui prenait toute sa dimension au cours de vibrants concerts…”.

6 albums avec « GANAFOUL », tournées en France, Italie, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne.  Festivals à Orange, à Lyon-Fourvière, à l’Olympia, au Printemps de Bourges.  D’importantes « 1ères parties » : AC/DC, Iron Maiden, Boomtown Rats, Télévision.

En 1982 après 8 ans d’existence et des centaines de concerts le groupe se sépare ; Jack Bon rebondit à travers des rencontres avec d’autres musiciens et  de nouveaux projets musicaux. L’aventure continue.

Pour mieux connaître Jack Bon :

ABC Blues & Soul

A propos de Blues Boom

Mixed Blues

Simon Gauthier, maître de l’égoïne

Natif de Sept-Îles, diplômé de l’UQAM en animation et recherche culturelle, Simon Gauthier est conteur professionnel depuis 1998. 
C’est après avoir assisté au spectacle d’un conteur que Simon a eu la piqûre pour ce métier.   On peut dire que cette soirée de contes a été un point tournant dans sa vie professionnelle ; en effet, le lendemain de cette veillée mémorable, Simon s’est littéralement plongé dans la littérature de contes et a ainsi dévoré toute la section « conte » de la bibliothèque de l’UQAM ,  que ce soit les contes traditionnels du Québec ou ceux d’autres traditions.  Cette nouvelle passion  poussa Simon à se lancer impétueusement dans une aventure qui sera sa première tournée de conteur et qui le fera voyager sur toute la rive nord et la Côte Nord du Saint-Laurent, de Québec à Natashquan, ainsi qu’en Gaspésie .  Année marquante pour Simon Gauthier tout autant que pour les habitants de Natashquan, puisque c’était l’année même de l’ouverture du dernier tronçon de la route 138, de Havre-Saint-Pierre à Natashquan !

Simon Gauthier est maître de l’égoïne : de La flûte enchantée à La valse aux adieux, en passant par l’hymne national américain version Hendrix, ou une chasse-galerie palpitante, il joue de tout sur sa scie musicale. Un vrai juke-box boosté aux astéroïdes. Ce conteur mélodiste de la lame dentelée est sans conteste le virtuose des Hommes à scie.

Myriam Pellicane, le conte insolent, surréaliste et baroque

Née à Tunis aux douze coups de midi, d’un père immigré sicilien et d’une mère issue de la pure campagne française, Myriam Pellicane a grandi en Algérie dans une famille itinérante (le père ayant pour tâche de construire des puits dans le désert). Arrivée à Paris, elle devient urbaine dans la cité de la Courneuve et de temps à autre s’échappe et s’improvise bergère, flânant entre légendaire chrétien et diableries. A l’adolescence, elle débarque à Lyon, capitale de la sorcellerie, ville carrefour, avec ses copines rebelles, elle monte un groupe punk avec lequel elle fera ses premières scènes dans les MJC locales.

En 2000, elle trouve enfin le nord et devient conteuse. Elle se forme à l’éloquence avec Michel Hindenoch, au répertoire avec Jean Porcherot, elle chante et joue les déjantées avec Evelyne Girardon, elle s’essaie à la tragédie, au baroque et aux sons organiques avec Mireille Antoine et Vicente Fuentes, à l’improvisation avec Didier Kowarsky, au mouvement avec Eulalia Sagarra, au Kung-Fu dans les Pentes de la Croix Rousse…

Après quelques créations solo, elle intègre la compagnie Izidoria en 2005 et son intérêt se porte désormais sur la recherche d’une parole bousculée par la musique. Ses partenaires de scène: Abaye Abakar Adam (conteur et musicien) et Daniel Mariotte (guitariste) jusqu’en 2006. Ses dernières créations 2008: une Mythologie Barbare, la légende des Nartes: «les Héros» avec Olivier Bost (guitariste) et Eric Delbouys (batteur) et «les Petseurs (les 7 peurs)», un spectacle jeune public avec l’acousmate Laurent Grappe. Sur la terre crue des histoires traditionnelles, Myriam Pellicane se livre à un mariage baroque de toutes les croyances populaires et des mythes fondateurs. Elle rejoint ainsi le fantastique et la modernité avec l’insolence d’un surréalisme débridé. Passionnée des mystères de l’ancien monde, elle invente pour eux de nouveaux espaces. Elle cherche l’aventure spontanée, en scène, dans la rue, elle conte sur la légende, comme les enfants jouent avec les cartes mangas, en comptant les points lumineux.

 

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Reportage sur le spectacle de Myriam Pellicane: Hyène

Ilka Schönbein, Métamorphoses

Originaire de Darmstadt, Ilka Schönbein s’est formée à la danse eurythmique de Rudolph Steiner qui prône l’alliance de l’âme et du geste plutôt que l’effort et la technique. Puis elle a étudié avec le marionnettiste Albrecht Roser à Stuttgart. Elle a ensuite tourné une dizaine d’années avec d’autres compagnies avant de se lancer sur les routes avec ses propres spectacles. Son spectacle Métamorphoses a été créé pour la rue, pour toucher tous les publics. Puis, sans abandonner la rue, Ilka Schönbein a accepté d’adapter son spectacle aux scènes de théâtre en y ajoutant un deuxième personnage. Chaque fois, Ilka Schönbein a crée une nouvelle variante – avec sa dernière partenaire elle en a même fait deux.

Métamorphoses devenu Métamorphoses des Métamorphoses, a ainsi connu cinq versions dont la tonalité évoluait d’un humour acide, si typique pour l’Europe centrale, vers une vision intensément noire du monde, et l’accent passait de la marionnette au mime puis à la danse pour aboutir à un équilibre entre tous ces moyens d’expression. Le Roi Grenouille lui a donné l’occasion de revenir au public d’enfants avec bonheur. Créée en en mai 1998, cette pièce a connu deux versions avant d’être reprise en 2005 sous le titre Roi Grenouille III. Créé en 2003, Le Voyage d’hiver s’inspire de l’oeuvre de Franz Schubert et de Wilhelm Müller (source Art et Création)


ILKA SCHÖNBEIN
envoyé par MickeyKuyo. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Fréquentation de la XII° édition

Sous réserve de confirmation dans un bilan plus affiné, la XII° édition du festival 2010 a été suivie par environ 7000 personnes, sans compter les élèves touchés par les opérations Givrés au Collège programmées en Saône et Loire, dans l’Yonne et dans la Nièvre, et dont le bilan sera communiqué plus tard.

Cette XII° édition comportait, outre les 65 représentations programmées en IN, une dizaine de spectacles supplémentaires programmés soit en OFF, soit au « Croque-Givrés, soit en répétition publique, soit en expérimentation sous la Yourte .

Elle a mobilisé une quarantaine d’artistes de disciplines différentes, et a été accueillie sur 70 scènes d’accueil diverses.

Les trois événements proposés cette année ont suscité un très vif intérêt et provoqué, à eux-seuls,  une affluence de public remarquable : plus de 1600 personnes ! Comme quoi l’événementiel est une affaire qui marche !

  • La GUERRE des BOUTONS à Montchanin (71), plus le Cabaret BISBILLE, ont touché 835 belliqueux en puissance !
  • JE BAISE les YEUX à Mâcon (71) a attiré environ 500 amoureux ou futurs adeptes de strip-tease !
  • LA VIEILLE et le BETE à Saint-Vallier (71) a subjugué les 270 marionnettistes en herbe de la ville et environs !

Le tout a été porté par une communication fougueuse, dont un blog hyperactif soutenu par une pro de la communication, de grands kakemonos fasseyant comme des voiles de bateaux, de très beaux tirages multicolores du Givré sur cartes postales, un quotidien (JSL) suivant fidèlement le déroulement du programme, et plusieurs supports-papier d’agréable facture diffusés très largement…

Le public 2010 a donc été gâté au niveau de la programmation, accompagné au niveau de l’information, choyé au niveau de l’accueil, et respecté à tous les autres niveaux !

Pas étonnant qu’il soit venu nombreux, enthousiaste, attentif, gourmand à tous les rendez-vous fixés, et une ferveur « communautaire » était perceptible de façon presque physique lors de la finale à Saint-Vallier.

Le Festival a désormais SON public, celui du peuple des Givrés, et le public a enfin SON festival, celui des contes givrés.

Plus givrés qu’eux, tu meurs !