Archives mensuelles : décembre 2011

Bilans et revues de presse 2011

Retombées presse de l’Edition 2011

Pour visualiser en plein écran, cliquer sur « FS »

Voir aussi le reportage de France 3 région


Cliquez sur Bilan 2011 pour accéder à la page

Le bilan de d’édition 2010 est disponible !

Cliquez sur Rapport 2010 pour télécharger le fichier.



————————————————————————————————————————————————

Pour cette édition, nous souhaitons décerner une mention toute particulière (et un grand merci !) au Journal de Saône et Loire pour son soutien indéfectible. Grâce à eux, le public bourguignon, mais aussi les visiteurs de notre jolie région, ont pu se tenir informés des différents spectacles et bénéficier de sorties exceptionnelles sans pour autant avoir à « monter à la capitale » !

—————————–

Cliquez aussi sur les titres pour lire, voir ou entendre…

——————————

 

A qui profitent les arbres ?

Au secours Jean Giono ! Et et dis urbi et orbi pourquoi tu as écrit ce très beau livre, « l’Homme qui plantait des arbres ».

Livre qui a généré de multiples éditions en langues étrangères, des films, des conférences, des spectacles, des B.D., etc…, et qui a provoqué, de par le monde, et par imitation, l’éveil de centaines de vocations de planteurs d’arbres… !

Et merci, Jean Giono, d’avoir renoncé à tes droits d’auteur pour cet ouvrage, ce qui lui a valu d’être largement et librement diffusé, libéré qu’il était, de ce fait, de toutes entraves financières…

Cette générosité, malheureusement, n’a pas perduré longtemps, et voilà qu’aujourd’hui le succès de ce livre éveille l’appétit de ceux qui font profession de monnayer sa liberté de diffusion ! Ignorant le danger que pourrait représenter une planète sans arbres ! Une planète chauve en quelque sorte ?

Quand toutes les forêts auront été « rasées et avalées », au nom du FRIC, quand toutes les velléités d’en replanter de nouvelles auront été annihilées et découragées par ceux qui ne pensent qu’au profit immédiat, retrouverons-nous un nouveau Giono pour donner aux hommes de nouvelles passions sylvestres ?

A qui profitent les arbres ?

Messieurs les percepteurs de droits, respectez SVP la volonté et la générosité des auteurs, et donnez aux arbres la liberté de vivre sans impôts !

Geo

Imaginaire et Résistance

Programmée le 15 octobre 2011 à « La Fabrique » de Savigny-sur-Grosne en Saône-et-Loire, dans le cadre de « l’automnal et étonnant festival CONTES GIVRES en Bourgogne », et des journées thématiques du Réseau National du Conte et des Arts de la Parole, cette rencontre a pu avoir lieu grâce à la participation active d’un collectif d’artistes volontaires (conteurs, comédiens, agitateurs d’idées, plasticiens, musiciens, conférenciers, crieur public, marionnettistes…), et du soutien logistique, gracieux et bénévole, offert par les associations « Antipodes », « Les Strapontins », et du « Tambour des Escargots ».

Thème de la Journée : « Imaginaire et Résistance ».

Cette rencontre expérimentale, improbable en cette période de l’année, dans une « très fraîche » friche industrielle, inconnue de tous et non chauffée par surcroît (ancienne fromagerie), située dans un lieu géographique isolé, où l’on ne peut accéder qu’avec un guide muni d’un bon GPS…, a néanmoins attiré environ 250 personnes, séduites sans doute par le pari audacieux de la démarche, voire stimulées, même, par cette invitation à participer, en quelque sorte, à un premier acte de résistance…

Fort heureusement, une « chaleur humaine contagieuse » s’est très vite développée pour compenser le déficit thermique ambiant, et les moments forts et conviviaux de la journée (distribution de couvertures, soupe à l’oignon, apéritif, repas, ambiance musicale, expositions vivantes d’art plastique, crieur public, embouteillages provoqués par une autruche insolente, épicerie culturelle ouverte à gogo, souffleur de poèmes, confection collective d’un mandala, prestations diverses des artistes dramatiques, etc…) ont fait le reste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bilan est donc tout à fait positif et, de l’avis général, si cette opération montée cette année un peu trop rapidement peut-être, « à l’arraché » sans aucun doute, dans une improvisation créative certes très sympathique, mais néanmoins ponctuée de quelques « à peu près », cette opération, donc, constitue cependant un modèle du genre, et est à renouveler la saison prochaine en tenant compte des leçons salutaires apprises cette année dans la bonne humeur… !

Les premiers « retours » des participants, provenant soit des acteurs soit du public, disent très exactement ceci :

– j’ai beaucoup aimé la diversité des personnes présentes, les repas étaient des moments très conviviaux, j’ai pu parler avec beaucoup de personnes qui m’étaient inconnues auparavant, l’espace de la fromagerie était parfait pour ce type de manifestation, bonne idée de créer plusieurs atmosphères : plus intimes dans la petite salle avec les musiciens et l’atelier de gravure, espace de ballade au centre, plusieurs espaces extérieurs et la grande salle pour accueillir davantage de public.

Ceci dit, il faudrait faire évoluer le format. Voici quelques propositions : proposer un spectacle (trop frustrant pour les artistes autant que pour le public qu’il n’y ait pas eu de spectacle) – créer un véritable échange entre le public et les acteurs au travers d’un moment participatif pour briser le côté information descendante et partager la parole – valoriser davantage les oeuvres des artistes plasticiens – programmer moins de temps forts pour ne pas avoir à regarder la montre et pouvoir flâner – laisser la parole aux moins de 40 ans…

Je suis prête à bondir pour participer à une autre journée ! (observations recueillies auprès de Louise Kolaï, une des deux « scribes bénévoles de la journée » que nous remercions chaleureusement ici.)

C’est bien d’avoir tenté cette expérience, sur laquelle on peut maintenant réfléchir et rebondir – il serait bien, pour une prochaine fois, de choisir un ou plusieurs thèmes, et que tous se mettent au service de ces thèmes et non pas de leur expérience (comme par exemple « la femme dans le conte », son image, ce que le conte véhicule comme image de la femme, est-ce qu’il y a une différence entre être conteur et être conteuse), et que tous se mettent au service de ce thème – il faudrait aussi casser le rôle « spectateur/spectateur » pour imposer le rôle « spectateur/complice » – puis imaginer que tout de suite après on raconte deux ou trois histoires pour illustrer le thème et clôturer – juste voir comment le conte peut compléter un discours, et passer à un autre thème, par exemple : est-ce que le conte peut parler de l’actualité ? si oui, comment ? jusqu’à quel point a-t-on  le droit de changer une histoire ? ce serait intéressant aussi d’inviter un journaliste critique du conte, ou un philosophe.

Observations recueillies auprès d’Alberto Garcia Sanchez, conteur, comédien, metteur en scène. Un grand merci à toi Alberto.

Garder le principe d’un rassemblement sur une thématique – imaginer au préalable comment l’espace est organisé pour une circulation des paroles – prévoir initialement un glossaire en rapport avec la rencontre (mots essentiels, étymologie) – 3 ou 4 témoignages bien identifiés, 3 autres d’environ 10′ chacun, complémentaires les uns des autres – une cartographie des textes de base, avec des situations décrites, sorte de paysage qui indique dans quoi la pensée collective va se révéler – un mode d’emploi des interventions, avec quelques rituels (stop/hors sujet, non apport au groupe, non écoute de l’autre), de manière ludique mais servant la production commune – un temps pour une expression écrite du vécu de chacun / ou référence de chacun / ou exemple de chacun, du type feuilles mises en circulation, pour que ce qui fait débat collectif puisse permettre aux individus d’exprimer leur vécu, ou leur exemple, ou leur mémoire, ou leur quotidien, ou leur référence – moins d’interventions éclatées – saisie, mise en valeur et exposition des interventions, par scribes interposés comme cette fois – un protocole qui permette d’absorber les débordements, les attitudes, quand elles sont sincères et qu’elles dérangent, protocole amenant chacun à entendre l’autre, là où l’autre aussi se trouve – la position de quelqu’un nous renseigne aussi sur notre position –

(Observations recueillies auprès d’Eric Prémel, directeur du festival de cinéma de Douarnenez, que nous remercions vivement.)

Il importe aussi de saluer et de remercier ici tous les acteurs culturels qui ont bien voulu participer activement à cette journée de réflexion sur le thème IMAGINAIRE et RESISTANCE, en témoignant de leur expérience et de leur engagement sur le terrain. L’énumération qui en est faite ci-dessous néglige un peu la rigueur de l’ordre alphabétique habituel et, pour ne pas trop alourdir le document, ne respecte pas davantage la citation des fonctions ou qualités de chacun. Seul apparaît le distinguo qui permet de reconnaître les femmes des hommes, et de leur donner ainsi la priorité. Alors honneur aux dames : 

F – Sylvie Alranq – Annie Bonnard – Myriam Pellicane – Anne Laviron – Marie-France Marbach – Pauline Bonnard – Marie Galle – Marie Jourdain – Catherine Gaillard – Laure-Elise Karayenga – Sandrine Fischer – Louise Kolaï – Fabienne Foillard – Idabelle Boussioux – Dominique Breugnot – Pascale Lagrange – Josette Guigue – Jacqueline Gauthier – Marie-Odile Marbach – Anne-Marie Ménaldo –

H – Claude Alranq – Alberto Garcia Sanchez – Gérald Rigaud – Eric Prémel – Ibrahima Bah – Stéphane Goldblum – Bernard Villanueva – Thierry Montoy – Geo Jourdain – Gérard Bèche – Raph Lerieur – Olivier David – Jean-Marie Perrot – Jean-Claude Breugnot – Julien Lagrange – René Lagrange – Matthieu Binet – Jean Bojko – Olivier Noak – Christian Le Cuisinier – 

Groupes – plus les 5 comédiens des Strapontins – plus les 4 comédiens de la Neko-team – plus les 4 animateurs de l’Atelier du Coin – plus tous les oubliés, et ils sont nombreux…

Geo