Archives mensuelles : novembre 2011

SMILE / le goût du sang dans la bouche

Le goût du sang dans la bouche ! Vous connaissez ?

C’est ce qui arrive quand on est profondément révolté par une injustice, absolument écœuré par le spectacle du monde, au comble de l’indignation par les différences vertigineuses de niveau de vie entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont rien !….

C’est ce qui arrive quand la colère vous submerge, quand on a « les boules« , quand une envie irrépressible de hurler et de cogner vous prend à la gorge !

ça peut être aussi la peur ! un effort corporel important ! une émotion forte ! une puissante surprise ! le choc d’un spectacle saisissant !

çà peut être « primaire », « viscéral », « physique », surtout quand la sensation ou l’image sont suffisamment fortes !

Trop ? Venez apprécier « sur pièce » la démonstration qu’en feront vendredi prochain, le 2 décembre à 21h00, sur la scène de l’Embarcadère de la Ville, les élèves du Collège Jean Moulin de Montceau-les-Mines, et les comédiens / musiciens de la Cie Izidoria qui les accompagnent, sous la houlette de Myriam Pellicane.

Ce spectacle est à voir dans la foulée du Festival « Contes Givrés », dont il constitue un des événements capital !

Alors soyez givrés jusqu’au bout, et allez voir SMILE ! Et vous connaîtrez le goût du sang dans la bouche !

Geo


Manga-les-Mines

Montceau-les-Mines, bientôt capitale du Manga ? 

Ce sera alors Manga-les-Mines ! Et pourquoi pas ? Le Manga mène à tout, à condition de savoir s’en servir !

C’est ce que le Collège Jean-Moulin, de Manga-les-Mines donc, va tenter de démontrer vendredi 2 décembre à 21h00, en investissant l’Embarcadère de… Manga-les-Mines, avec une création collective dont le titre est déjà tout un programme : « SMILE, le goût du sang dans la bouche ».

Cette création est le résultat d’une résidence artistique de la Compagnie Izidoria, accueillie cette année au Collège Jean-Moulin de Manga-les-Mines (on va finir par le savoir…), où la Principale, Annie Bonnard, a fait le pari, avec la directrice de la troupe, Myriam Pellicane, d’expérimenter une nouvelle forme de pédagogie, « atypique, sauvage, novatrice, pour inventer, avec des élèves, un nouveau langage, une nouvelle énergie, pour le plaisir de commettre un acte extravagant ».

Interrogée par la Rédaction du Blog du festival des Contes Givrés, Myriam Pellicane développe ainsi son projet :

« Extravagant et violent, l’enfant révolté est porteur d’une force brute à l’instar des héros barbares et des esprits élémentaires. Sa sincérité primitive lui confère la capacité de s’indigner des scandales que la société tolère. Il a vocation de régénérer la communauté en réveillant dans les coeurs le sens des valeurs premières. Comme ces enfants, nous allons entrer dans nos personnages, qui sont des doubles de nous-mêmes…

… Le merveilleux a gardé uniquement ce qui marche dans le réel : la magie se loge dans les carcasses de voitures, les fées marraines nichent sous les cartons des SDF, les héros sont des minus, ils n’ont pas grand chose, mais ils n’ont pas perdu leur fougue, leur audace, leur roublardise, ils aiment la bagarre et font de l’affrontement le ressort de l’invention.

Souvenirs, visions monstres, questionnements métaphysiques, révoltes, nous regarderons le monde depuis ces gosses. En scène, ils nous infuseront une poésie singulière, taillée au couteau et totalement concentrée sur l’action en cours. »

Cette opération, originale et audacieuse, soutenue par les administrations concernées (DRAC Bourgogne et Rhône Alpes, Région Rhône Alpes, Département de Saône et Loire, Education Nationale), a pu être montée grâce au concours de plusieurs partenaires, dont le Festival « Contes Givrés en Bourgogne », les « Arts du Récit en Isère », la « Médiathèque de Belfort » et le « Centre culturel de Saint Genis Laval »…

Gageons que toute la communauté du Collège Jean Moulin, élèves, parents d’élèves et professeurs et, au-delà, tous les partenaires du Réseau Ricochet, auront à coeur d’encourager cette initiative en assistant nombreux à ce spectacle unique en son genre.

Lequel est naturellement ouvert, également, au Grand Public.

Réservation et location des places auprès de l’administration de l’Embarcadère : 03 85 67 78 10

Geo

Festival Contes Givrés – bilan de fréquentation 2011

La fréquentation de la XIII° édition du festival CONTES GIVRES est on ne peut plus satisfaisante. Qu’on en juge !

– public adultes du festival : 4.940 personnes

– rencontres scolaires : 930 élèves

– spectacles OFF : 970 personnes

– Givrés au Collège : 1.250 élèves

– ateliers divers : 540 élèves

– soit au total 8.330 spectateurs, que l’on peut arrondir à 10.000 si on tient compte du spectacle SMILE qui sera présenté en OFF le 2 décembre à l’Embarcadère de Montceau, des interventions Givrés au Collège programmées en cette fin d’année, et des diverses prestations envisagées à court et moyen terme (spectacle et formation) sur le thème de la DYSLEXIE.

Mais il ne s’agit pas là de pousser des cris de victoire et de faire du triomphalisme ! Car si beaucoup d’entre nous vivent aujourd’hui des heures difficiles, il n’est pas certain que les lendemains soient meilleurs ! A fortiori pour l’action culturelle que nous développons en Bourgogne avec le Festival CONTES GIVRES, dont les soutiens financiers institutionnels restent encore fidèlement à nos côtés. En particulier celui du Conseil Général de Saône et Loire.

Nous reviendrons prochainement sur la question.

En attendant, un GRAND MERCI à tous les artistes qui ont défilé sur nos scènes, à toutes les équipes qui les ont soutenus, accompagnés ou reçus, à tous les bénévoles qui sont toujours là « quand il faut et où il faut », à tous ceux qui ont mis les petits plats dans les grands pour « bien » recevoir, et à tous ceux qui donnent généreusement au festival, à longueur d’années, mille et un services, petits ou grands, pour en faire ce qu’il est devenu, c’est à dire un grand événement culturel régional, reconnu et attendu par le public.

Alors un GRAND MERCI bien sûr à ce public, fidèle et exigeant, qui  nous accorde sa confiance depuis plus de 13 ans, et qui constitue aujourd’hui une « communauté » rayonnante de chaude humanité.

Pour qui un jour de spectacle est un véritable jour de FETE !

Geo

 

SMILE, ou le Goût du sang dans la bouche

Le « communard » partagé jeudi soir à l’ARC au Creusot pour le spectacle de clôture de la XIII° édition du Festival Contes Givrés en Bourgogne, était bien mérité ! Plus de 50 spectacles en cinq semaines dans toute la Bourgogne ! Avec un public de « Givrés » de plus en plus nombreux et de plus en plus motivé ! (bilan de fréquentation à venir).

C’est signe que l’événement a pris du poids, de l’importance, de la popularité…; signe que le peuple des Givrés est de plus en plus déterminé à résister à la crise, et à cultiver désormais chaque année des champs entiers d’impertinence, d’insolence et  de subversion…; signe qu’il est prêt à « bouger » en cas de nécessité !

Car la formule de Machiavel n’a rien perdu de son actualité : « La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples. » Il suffirait donc de bouger pour faire trembler cette forteresse ?

Alors ne cédons pas à la tyrannie des banques, du profit, du CAC 40, et du fric des marchés financiers : résistons à l’appât du gain ! Et rejoignons les rangs des « Indignés » !

Pour accompagner cette sensibilisation culturelle, la comédienne Myriam Pellicane prépare actuellement, avec le concours actif d’une poignée d’élèves du Collège Jean-Moulin de Montceau, un spectacle collectif qu’elle présentera prochainement sous le titre SMILE. (Ces élèves font partie de la Neko-team, sorte de bande de chats aspirants Ninjas du Collège).

SMILE est le nom d’un héros d’un conte mutant : le Manga. C’est un champion introverti qui ne sourit jamais ! Pour la thématique des enfants terribles, Myriam a trouvé juste que les héros possèdent ce drôle de sourire, ce sourire féroce ou ce non-sourire, car c’est le signe de leur combativité, de cette rage intérieure qui les mène au bout de leurs rêves…

Des rêves qui ont souvent le goût du sang dans la bouche…

Cette création est le résultat d’un résidence artistique accueillie toute une année au Collège Jean-Moulin de Montceau.

L’équipe, menée par Myriam et ses musiciens, va bousculer la vie de cet établissement classé « ambition réussite » dirigé par Annie Bonnard, en proposant des pratiques conte-musique-dessin mouvement.

Mais les artistes eux-mêmes ne sortiront pas indemnes de cette cohabitation avec des trajectoires d’adolescents chaotiques, et ils redeviendront « apprentis ».

Ensemble, ils vont défendre les valeurs universelles que contient l’univers foisonnant du Manga : l’amitié, la justice, la discipline martiale, et le respect de la différence.

A voir le vendredi 2 décembre à 21 h 00, à l’Embarcadère de Montceau-les-Mines.

Réservation et billetterie au 03 85 67 78 10.

Geo

 

 

 

Quand les images accompagnent la parole

Quand les paroles se taisent, les images parlent…

La Journée « Imaginaire et Résistance » organisée le 15 octobre dernier à La Fabrique (au Bourg de Messeugne, village de Savigny-sur-Grosne), a permis au public de découvrir le travail artistique de plusieurs « créateurs d’images » de la région.

Et d’abord celui de l’Atelier du Coin à Montceau qui a réalisé plusieurs affiches magnifiques, et qui a fait la démonstration sur place, le soir en public et avec le public, de la création d’une affiche en noir et blanc, de la gravure sur bois au tirage, dans un mouvement « ascensionnel » magnifique… Ceux qui ont assisté à cette performance peuvent le confirmer ! 

Affichage sauvage de l’atelier du coin
affiche réalisée lors de la journée
Gravure sur bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui aussi de Marie Galle, artiste peintre résidant à Cluny, qui a présenté une galerie impressionnante de 365 images de format carré représentant, en couleurs, ses états d’âme quotidiens durant une année, une par jour. Une très belle façon d’ouvrir des fenêtres sur le temps qui passe, et de témoigner ainsi, à la pointe du pinceau, d’une réalité changeante et très versatile d’un jour à l’autre…

 

 

 


 

Thierry Montoy, plasticien vivant actuellement Villeurbanne mais dont l’établissement prochain en Saône et Loire est imminent, a présenté quant à lui ce qu’il appelle des « installations », allant de l’objet en bois sculpté, comme les « gardiens » par exemple, au modelage de têtes en cire, superbement « installées » dans un treillage de fers à béton à l’entrée des « portes interdites » du bâtiment. Et ce dans un halo de lumière vaporeuse laissant entrevoir, en arrière-plan, des atmosphères mystérieuses. Et inquiétantes ! Très surréaliste !

les gardiens, Thierry Montoy
Installation de Thierry Montoy
Installation de Thierry Montoy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’illustratrice du festival « Contes Givrés », Marie Jourdain, qui vit et travaille à Chevagny-sur-Guye, s’est de nouveau manifestée de manière originale en brossant, du matin jusqu’au soir, sur le mur bordant une longue coursive de La Fabrique, et sous le regard direct et médusé du public, une peinture murale géante inspirée du thème même de la manifestation, « Imaginaire et Résistance ».

Fesque en cours de réalisation par Marie Jourdain

 

 

 

 

Cette plasticienne s’est également distinguée en présentant, avec sa consoeur Laure Karayenga de Saint-Marcelin de Cray, une série « d’aubiers peints », sorte de totems de plus de 2 m de haut qui, solidement arrimés au bastingage de la passerelle, formaient comme une « haie d’honneur de gardes du corps ».

Laure Élise Karayenga, détail
Laure Élise Karayenga, détail
Aubiers, Marie Jourdain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spectacle du plus bel effet, surtout en contre-plongée aux yeux des nombreux visiteurs venus ce jour-là accompagner un mouvement de résistance, pour l’heure encore imaginaire…, mais déjà très révélateur d’un mécontentement général qui monte et qui gronde…

Ne pas oublier, enfin, « l’autruchus indignatus », oeuvre de Marie Jourdain et Stéphane Goldblum, trônant en première place devant la « Givrée-Mobile », et provoquant, d’un bec menaçant, tout un embouteillage de voitures… Contrairement au cliché qui veut que les autruches se cachent la tête dans le sable quand elles voient un danger, certaines, comme la nôtre, étirent leur long cou et font face à la menace…

Autruchus indignatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut joindre tous ces « créateurs d’images » à l’Association Antipodes, La Grande Bussière, 71460, Saint-Marcelin de Cray, tel. 03 85 24 61 91, ou à l’adresse internet suivante : contesgivres@free.fr

Geo


Le Givré à l’état monumental…

Ce « DERNIER THE à BADEN-BADEN » sera servi frappé !

Iceberg plongé dans le cratère d’un volcan bouillonnant et fumant, ce spectacle se présente comme une montagne givrée monumentale ! 

D’ailleurs ce n’est pas à proprement parler un spectacle tel qu’on peut l’imaginer dans sa forme classique !

Ce serait plutôt, en vérité, plusieurs spectacles à la fois. Plusieurs spectacles naviguant sur un radeau fou, balloté au gré des courants, dans un fleuve torride d’où émanent tantôt des senteurs capiteuses de fleurs exotiques, tantôt des exhalaisons de souffre et de charognes putréfiées !

Avec des geysers, des tourbillons, des torrents, des jets et des rejets, des rapides, des flux et des reflux, des plonks et des replonks, des éclaboussements, des méandres à 360°, et des ourlets d’écume…

C’est un spectacle qui met en harmonie, pour mieux les briser ensuite, en brouillant les pistes tout en rebattant les cartes, des images bucoliques ou des visions subliminales du monde, en utilisant un inventaire effarant de moyens d’expression, où l’imagination fuse comme autant de feux d’artifice ! Images hirsutes, avec la fureur bruitale du Zinzin Supersonique Circus, et le jeu bipolaire de Didier Chiffele.

Cette création du Théâtre Populaire Roman, mise en scène par Andréa Novicov, est réalisée en collaboration avec les frères « chaux-de-fonniers » Plonk et Replonk : « Les exploits héroïques et le destin fatal d’un agent double, comme vous et moi, qui lutte pour ses survies existentielles. La mystérieuse période de la Guerre tiède en arrière-fond. Une histoire vraie impossible à croire, montée à la main comme une mayonnaise bulgare ».

Difficile de décrire ce spectacle, et le mieux, naturellement, c’est d’aller le voir, l’entendre, le goûter, le respirer, le toucher, en se laissant aller aux émotions fortes qui ne manqueront pas de vous éclater. Pour tout public de + de 14 ans.

Ce sera le jeudi 10 novembre à 20h30, sur la scène du Grand Théâtre de l’ARC au Creusot (71). Réservation des places au numéro 03 85 55 13 11.

Ce spectacle est présenté conjointement par la Scène Nationale du Creusot et le Festival Contes Givrés.

Ils sont jeunes, ils sont beaux, et ils sont givrés !

Qui ? Quoi ? Comment ? Où sont-ils ? Que veulent-ils ? D’où viennent-ils ?

Pas de panique ! Ils ont un domicile fixe, des papiers, ils parlent français, et ils sont propres sur eux !

Le premier s’appelle Benjamin Burtin, (ou Ben pour les intimes), réside à Montceau, et pratique le SLAM après avoir rencontré, au Festival Contes Givrés il y a quelques années déjà, un Groupe de la banlieue de Paris, du côté de Bagnolet, répondant au nom de 429 H !

Aujourd’hui célèbre, le 129 H a semé ici, lors de son passage chez nous, quelques graines de SLAM qui ont parfaitement germé, et que cultive de nos jours l’ami BEN.

« Claquer » est sa passion. Car « slamer », en fait, veut dire « claquer », claquer la poésie pour qu’elle devienne « spectacle », et non un cercle de poètes endormis. C’est l’objectif de Ben. Et il réussit bien son challenge, puisque son groupe se développe et se produit en maints endroits où le SLAM est attendu, entendu, reconnu et apprécié.

En tout cas, Ben, lui, vous attend.

Il vous attend avec un autre vagabond des routes et des rêves, Martin Hubert. Celui-là vient de Strasbourg, où l’a rencontré Marie-France à l’Espace-Contes de la capitale alsacienne. Parrainé par un compagnon de route du festival, Innocent Yapi.

Martin Hubert y présentait des histoires vécues, ses délires ruminés, et les confidences des auto-stoppeurs ramassés au bord des chemins…

L’auto-stop ? Un bête moyen d’aller de Chalon à Buxy par exemple, ou de Montceau à Gourdon, ou d’Auxerre à Avallon, ou de Nevers à Corbigny. Bref ! Une belle façon de voyager, pas très rapide mais économique en tout cas, et riche au niveau du lien social.

Pour Martin Hubert, c’est d’abord un art de vivre. Un univers avec ses mythes et ses grands hommes, tel Iron Thumb qui est à l’auto-stop ce que Clint Eastwood est au western.

Les « Confessions d’un autostoppeur », c’est road-movie rousseauiste, un témoignage burlesque tantôt inspiré de situations vécues, tantôt sorti de l’imaginaire pur sur fond de musique de l’ouest-américain…

Alors où et quand pourrons-nous voir et entendre ces deux nouveaux phénomènes givrés de la cuvée 2011 ?

Ils interviendront en trois endroits :

– Sampigny-les-Maranges (71) le dimanche 6 novembre à 18h00 au lieu-dit La Turbine, où le spectacle sera suivi d’un repas sur réservation : tel. 03 85 91 12 99

– Bourbon-Lancy (71) le lundi 7 novembre à 20h30 à la Médiathèque. tel. 03 85 89 09 40

– Dicy (89), à deux pas de la fabuloserie, salle des fêtes, le mardi 8 novembre à 20h30. Tel. 03 86 91 82 48

Le festival CONTES GIVRES est soucieux d’un accueil chaud et attentionné…, laissé à l’initiative des structures organisatrices.

Geo


 

Du givre à la sauce « Pimenta »…

Faut pas s’y fier ! Christèle Pimenta ne répond pas seulement à l’image de la conteuse sage et vertueuse que l’on pourrait s’en faire au simple vu de ses photos ! Car elle manie aussi bien, la mâtine, la subversion que la désobéissance !

Ah bon ? Le conte ne serait-il pas d’abord moralisateur ?

Que non, que non ! réplique Christèle Pimenta ! Et elle le prouve avec Martha, une histoire où elle montre et démontre comment, après avoir été préparée par ses parents et son éducation à l’avenir « brillant » qui lui a été concocté, une jeune femme brise les chaînes de son « formatage », et décide de « filer à l’anglaise »… !

Diable !

Les fugues, de nos jours, sont choses courantes, et maintes jeunes filles s’affranchissent assez aisément de l’accord de leurs parents pour goûter aux joies de l’indépendance et de la liberté au risque de se brûler les ailes.

Christèle Pimenta présente la « candide Martha » non pas comme une belle fugueuse à imiter, et dont il faudrait suivre les pas ! (encore heureux), mais comme l’exemple même d’une saine rébellion au milieu d’un monde codifié et hostile…

Voilà qui nous ramène à la journée « Imaginaire et Résistance » dont c’était précisément le thème, journée programmée le 15 octobre dernier à Savigny-sur-Grosne.

Alors que ceux qui n’ont pas pu y participer trempent aujourd’hui leur pain congelé dans la piquante sauce Pimenta, en allant  voir « Martha », le mardi 8 novembre à 20h30 à l’Ecole Maternelle Léocadie Czyz à Givry (71), ou encore à la salle de la Trèche le mercredi 9 novembre à 20h30 à Sanvignes-les-Mines. (71)

Pour apprendre à désobéïr…

Geo

Ecoute donc voir cette histoire !

« C’est une histoire à se tenir debout« ,

souligne la fiche de présentation rédigée par celui qui l’a vécue, cette histoire, l’acteur Raphaël Thiéry. Observation confirmée et approuvée par le metteur en scène Patrick Grégoire.

Raphaël Thiéry est cornemuseur, souffleur, sonneur, tchateur, diseur, conteur… Danseur aussi le cas échéant bien sûr. Mais aussi et surtout, Raphaël Thiéry est un comédien complet ! Créateur de la Compagnie L’Estaminet Rouge qu’il dirige à Anost, cette ville mythique située au coeur du Parc Naturel Régional du Morvan, siège de la Maison du Patrimoine Oral.

Patrick Grégoire est écrivain, comédien, metteur en scène, créateur de la compagnie théâtrale du Rameau d’Or en Bourgogne, et il est déjà intervenu plusieurs fois dans les programmations du Festival des Givrés, notamment avec le savoureux monologue de « L’Imbécile », et des lectures publiques de témoignages collectés en Bresse et dans le Morvan : « Ceux qui sont là, ceux qui sont d’là », (déjà édité), « Détours et retours » (en cours d’édition).

C’est là, à la MPO d’Anost, au fil de multiples rencontres et conversations entre Raphaël et Patrick, que cette édifiante et étonnante histoire est née, s’est décantée, a pris progressivement, sans le vouloir, la forme d’un scénario… Et l’idée, soudain, a jailli comme une évidence : pour la croire, il fallait la donner à voir et à entendre, comme un film ou un spectacle. Le métier et le talent de ces deux artistes ont fait le reste : et c’est devenu un spectacle !

Un spectacle accueilli par le Festival CONTES GIVRES en Bourgogne, qui le présentera en « première » jeudi 3 novembre à 20h30 à Gueugnon (71).

Raphaël Thiéry et Patrick Grégoire sont donc actuellement en « création » en Saône et Loire, où il font un travail de décentralisation culturelle important pour la Bourgogne.

Un travail qu’il faut encourager et accompagner en allant voir et entendre « Ecoute donc voir ! »

le village d’Anost (71) dans le Morvan