Archives mensuelles : octobre 2011

Alerte ! Femmes Pirates à tribord !

Attention !

Elles arrivent les Femmes Pirates ! Assoiffées d’aventures, d’amour, et de sang !

Emmenées par la sanguinaire et cruelle québecoise à la crinière rouge : Nadine Walsh !

Un nom qui siffle comme un coup de sabre !

Elles ont l’intention d’assiéger Toucy (89, Louhans (71), Montchanin (71), et La Chapelle de Bragny (71) en prime !

Habitants de ces citadelles, gagnez au plus vite vos postes de combat ! Ne vous laissez pas surprendre !

Car l’ennemie rêve d’être au Walhalla, le paradis des guerriers ! Là où elle pourra être enfin elle-même ! Femme d’armes et d’amour, qui manie aussi bien le glaive que la verge !

Elle arrive ! vous dis-je ! Voyez au large la voile de sa caravelle de guerre, arborant le pavillon noir à tête de mort !

Alors tous aux abris dans la salle de spectacles la plus proche, calez vous bien dans votre fauteuil, faites le dos rond, rentrez le cou dans les épaules, croisez les doigts, et attendez que passe la tornade rousse, « Calamity Walsh, dans votre champ de vision ! Vous en serez babas ! Eberlués ! Estomaqués ! Et même un peu épastrouillés !

Un spectacle percutant, dynamique, qui « déboîte », mis en scène par Alberto Garcia Sanchez, c’est à dire façon « commedia dell arte », bref, un spectacle qui bouge, saute, bondit et rebondit, servi par une comédienne de talent, Nadine Walsh, qui a du feu dans les veines.

Son vaisseau, bourré jusqu’à la gueule de pirates à mine patibulaire, de poudre à canon et de filets d’abordage, s’approche dangereusement de nos côtes… La barre est tenue d’une main ferme par John Rackam dit calicot Jack, célèbre pirate dont la tête est mise à prix.

Ne ratez pas cet équipage de choc, et venez en saluer l’héroïne « s’en fout la mort » qui, en quête de liberté, a abordé la vie à bout portant ! Armée d’audace et d’insolence, elle a défié les lois de son époque et raconte ses aventures. Edifiant !

Elle jettera l’ancre le mercredi 2 novembre à 20h30 à TOUCY (89), le jeudi 3 novembre à 20h30 à LOUHANS (71), le vendredi 4 novembre à 20h30 à MONTCHANIN (71), et le samedi 5 novembre à 20h30 à La CHAPELLE de BRAGNY.

 

 

 

Mourir de rire ? facile à dire !!!

« Par Toutatis ! », ceux qui ont vu le spectacle de Titou à Cuiseaux en rient encore ! On l’attendait au tournant, et c’est lui qui nous est rentré dedans !

Par Titoutis, quel beau spectacle ! Un humour tracé au cordeau, du rire distillé au couteau, des mots choisis sans l’dico, la peur mouchée dans l’rideau, et beaucoup de coeur au boulot !… Bref, un Titou de derrière les fagots !…

Qui nous a fortement conseillé son « collègue de plateau » : BRICOLO !

Et c’est en effet le célèbre Amédée Bricolo qui, le 1er novembre, un jour de Toussaint, a fait le pari de nous faire pleurer… de RIRE avec un spectacle sur la MORT : Nécromédie !

Un jour férié comme celui-là, triste, sombre, généralement mouillé par la pluie et les larmes, toutes les salles sont fermées !

Toutes ? Non ! Celles du théâtre de l’ECLA à Saint-Vallier resteront ouvertes !

Pour accueillir le festival CONTES GIVRES, qui donne rendez-vous à tous ceux qui veulent rire un Mardi 1er novembre, et assister dès 17 h 00, (et non 16 h 00 comme faussement annoncé) au « fabuleux » spectacle, selon Titou, :

Nécromédie !

A bientôt ?

Geo

le clown Amédée Bricolo dans « Nécromédie »

 

 

 

 

Autruchus Indignatus…

La journée « Imaginaire et Résistance » était placée sous le signe emblématique de « l’autruchus indignatus », c’est à dire de « l’autruche indignée !!! » comme tout le monde l’aura deviné !

Ne cherchez pas d’origine scientifique à cet animal ; elle n’existe pas ! Sachez simplement que même les autruches, censées se cacher la tête dans le sable en cas de danger, peuvent être profondément indignées par le spectacle du monde !!! Et ce qu’elles voient aujourd’hui les scandalise !

Celle dont il est question ici est un oiseau imaginaire, conçu et créé par Marie Jourdain et Stéphane Goldblum, ayant toutes les apparences d’une autruche mais qui, contrairement au cliché de « la tête dans le sable » face au danger, est une autruche qui lui fait face, le nargue, se rebiffe, résiste, et qui relève une tête menaçante pour montrer sa détermination !!!

Elle mesure trois mètres de haut, et son transport jusqu’à La Fabrique de Messeugne a nécessité l’usage d’une remorque…

Pour ceux qui n’ont pas pu la voir sur place, provoquant, avec la « Givré-Mobile », un embouteillage fictif devant La Fabrique, nous l’avons photographiée (cliché Anne Laviron), et nous publions ci-dessous le portrait de cette vedette qui, tout à fait entre nous, doit souvent son salut à la vélocité et à la puissance de ses pattes,  (elle peut se déplacer à des vitesses stupéfiantes, et même tuer un lion d’un seul coup de pied !!!).

Forte et fière de ces compliments, la voilà maintenant qui ambitionne de « distribuer, avec ses pattes,… des autruchographes » ! Avec les Givrés, on aura vraiment tout vu !

« Autruchus indignatus », peut être, mais « Autruchus cabotinus », sûrement !

Geo

l’autruchus indignatus cabotinus

Femme debout (par les Dégivreurs)

A Savigny-les-Beaune, le 23 octobre dernier au domicile-atelier de Paule et German Beccera, les Dégivreurs ont brossé le portrait « d’une femme lumineuse qui dépasse sa condition après avoir été confrontée à de troublants interdits. Elle deviendra guérisseuse, et sera une complice pour Oedipe et un guide pour Antigone. »

Ce récit mythique, mis en scène par Marie-France Marbach, est une « première » pour les « Dégivreurs » qui offrent ainsi au public un beau voyage de résistance.

Il faut saluer ici l’excellent travail de cette équipe de conteurs amateurs qui, année par année, affine ses performances par des rencontres de travail organisées par Antipodes.

Grâce surtout à un accompagnement fidèle et généreux qui ne se dément pas, celui de Catherine Rizet qui joue avec habileté le rôle de l’interface, et celui d’ Isabelle Pérot et de Martine Poindevin qui assurent lune précieuse logistique d’accueil, lors des journées traditionnelles de formation fixées au Printemps et en Automne.

Lesquelles sont ponctuées par le stage-charnière habituel de l’été, qui se déroule au Gîte Rural de Groupe de Chevagny-sur-Guye, lieu inspiré que pratiquent les Givrés depuis une bonne quinzaine d’années.

Pour les rejoindre, il suffit d’en faire la demande au siège social d’Antipodes, situé à La Grande Bussière, au village de Saint-Marcelin de Cray – 71460 – Tel. 03 85 24 61 91.

Alors à très bientôt ?

Geo

une sculpture de Marie Jourdain pour le spectacle des Dégivreurs

 

 

 

Le choix des mots, la loi des photos

Pour l’opération « Imaginaire et Résistance » présentée le 15 octobre dernier à La Fabrique de Messeugne, petit bourg de la commune de Savigny-sur-Grosne en Saône et Loire, deux reporters du Festival CONTES GIVRES nous ont posté ces images brutes de « déboîtage » ! Fidèles parmi les fidèles, Anne Laviron et Thierry Montoy connaissent les « givrés » de l’intérieur et savent de quoi ils parlent…! et il leur arrive plus souvent qu’à leur tour d’ajouter des grains de folie à la démence des programmes ! A l’occasion, aussi, ils écrivent, dessinent, peignent, sculptent, gravent, photographient, bricolent des instruments de musique sur lesquels ils égrènent des notes étranges, bizarres, mais jamais inquiétantes et plutôt harmonieuses… Bref, Anne et Thierry sont, à leur façon, artistes du bout des ongles et à la pointe des cheveux ! Voici leur reportage.

l’autruche emblématique de la journée
une « installation » de Thierry Montoy
le conteur qui murmure dans les tuyaux
Marie Jourdain en création publique sur un mur de la Fabrique

 

extatique, la directrice du festival…
gravure de l’affiche par le public
Le crieur public
les gardiens de la journée par Thierry Montoy
l’épicerie culturelle mobile
« le banquet républicain » de la journée

Les Oiseaux cherchent un chef…

l'Autruche Résistante, une création de Marie Jourdain et de Stéphane Goldblumça s’est passé samedi 22 octobre à 20h30 sur le plateau de la Scène Nationale de Mâcon !

Ils étaient tous là autour de Didier Kowarsky, le narrateur : Marc Démereau (sax et scie musicale), Youval Micenmacher (zarf, daf, bendir), Pascal Portejoie (percussions), Mathieu Sourisseau (banjo, soubassophone). Rien que des vedettes dans leur spécialité musicale !

 

Et un public de 250 personnes qui en redemandaient ! Trois rappels en fin de spectacle !

Un très bon succès, donc, pour une prestation artistique complètement hors normes !

Il faut dire aussi que l’opération avait été bien préparée au cours de trois rencontres préalables et successives de sensibilisation, organisées mardi, mercredi et jeudi pour des publics différents. Et que, « mutatis mutandis », la recherche d’un chef n’est pas une aventure dans laquelle on se lance comme ça  à la légère… 

Un peu partout en effet, « comme c’est bizarre, comme c’est étrange et quelle coïncidence », qu’on le veuille ou non, le fond de l’air est aux élections… Et l’attente d’un changement est dans toutes les têtes… ! Alors pourquoi pas les oiseaux  n’est-ce pas ?  « Allons voir comment ils s’y prennent ont du se dire ceux qui ont vu le spectacle ! » 

Il faut peu de choses, parfois, pour remplir une salle… !


Imaginaire et Résistance

15 octobre 2011.

Ce 15 octobre 2011 comptera dans la petite Histoire du Festival ! Car c’est le jour où le public des Givrés s’est rassemblé à « La Fabrique » de Savigny-sur-Grosne en Saône et Loire : 150 personnes ? 200 ? Difficile à dire tant il y avait de monde sur ce grand espace disparate et sauvage, friche semi-industrielle difficile à maîtriser et à apprivoiser, dedans comme dehors. Mais partout il s’est passé quelque chose !  Entre 10 h le matin et 22 h le soir !

Des choses à voir et à entendre, à écouter avec attention, témoignages de créations, d’expériences, d’ébullitions culturelles, et tout cela dans une effervescence « bon-enfant » de fête populaire, où toutes les actions étaient « signifiantes » et voulaient apporter « leur vérité », où toutes les paroles s’ingéniaient à être « comprises », où tous les regards pouvaient se croiser sur la même fréquence pour dire combien ils étaient heureux d’être ensemble, et de pouvoir ainsi exprimer les mêmes questions, les mêmes espérances, les mêmes doutes, les mêmes attentes quant à l’avenir…

Et de céder enfin à l’irrépressible envie, au désir impétueux de lancer en même temps, en un seul mouvement, un seul élan, un immense cri silencieux d’alerte et d’avertissement !

Très nombreux étaient ces militants d’une cause qu’ils veulent absolument gagner : artistes, porteurs de libres paroles, comédiens et conteurs, agitateurs d’idées, écrivains, plasticiens, professeurs, étudiants, créateurs du quotidien, travailleurs manuels ou de professions libérales, tous communicateurs d’un même mot d’ordre : RESISTER.

Oui, ce jour là nous avons tous goûté au fruit âpre et exaltant de la résistance ; de la résistance à tout ce qui nous heurte ou nous écrase, nous lamine, nous contraint à une sorte d’unicité de la pensée, du comportement, du langage, alors que nous aspirons tous à la liberté de vivre la riche diversité de nos différences et de nos identités…

Et de tout cela nous rendrons compte prochainement sur ce blog grâce aux notes prises frénétiquement, en public, et de façon spectaculaire, par deux jeunes volontaires doués, non seulement pour l’écriture rapide, mais pour saisir au vol les pensées essentielles du débat.

Débat qu’illustre cette année, pour sa XIII° édition, la riche programmation du « Festival Contes Givrés en Bourgogne ».

Qui poursuivra ce débat en 2012 dans le cadre d’un large partage festif, ouvert à la libre expression de l’imagination et de la résistance.

 peinture murale de Marie Jourdain

Geo

Catherine Dasté

Empêchée pour raisons de force majeure, Catherine Dasté, Marraine du Festival, n’a pas pu participer comme elle l’avait prévu, comme elle le souhaitait et comme nous l’espérions tous, à la Journée « Imaginaire et Résistance » organisée le samedi 15 octobre 2011 dans le cadre du festival Contes Givrés en Bourgogne.

Tenant néanmoins à accompagner notre mouvement, ne serait-ce que par la pensée, elle adresse à tous ceux qui l’attendaient ce 15 octobre 2011 et, au-delà, à tous les « Givrés » qui chaque année suivent les pas des pionniers de la culture populaire qui les ont précédés, le message suivant :

« Je puise dans mon imaginaire, dans l’imaginaire des hommes depuis les premiers temps, depuis la bible, l’Iliade, Hésiode, les mythes des origines de tous les peuples.

Je suis devenue un nuage léger, imprégné de toutes ces histoires merveilleuses.

Désormais, je ne suis plus triste, inquiète, inquiète de ce qui se passe dans le monde, de la banalisation des comportements, de la perte de mémoire, de la perte de vrai bonheur, de la perte d’une richesse intérieure, je résiste, sans violence, avec légèreté.

Je sais désormais que nous sommes nombreux, nuages légers imprégnés de la joie du monde. Nous allons savoir résister. Nous serons irrésistibles.

Bien sûr, il nous faudra être tenaces, hardis, infatigables. Il faudra sans cesse nous replonger dans l’Imaginaire du monde, et résister à la médiocrité insidieuse.

Il faudra être rusé comme Ulysse, et clairvoyant comme Athéna et ne jamais abandonner.

Chacun de nous contribue à la chute du monde, ou à son envol. »

Catherine Dasté, le 15 octobre 2011.

Elle termine avec cette citation de Claude Régy : « S’investir dans une activité où on a l’impression, où on croit, on espère qu’on crée quelque chose, peut-être que c’est une façon de compenser le deuil, le deuil du monde ou le deuil de soi-même… »

Nous espérons que son empêchement ne soit que passager, et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Geo


pom pom pom pom,

Frontenaud (71) – samedi 8 octobre 2011 : l’équipe de la Communauté de Communes du Canton de Cuiseaux a bien fait les choses ! Non seulement un public de plus de 130 personnes attend le spectacle du Festival Contes Givrés, « L’Homme qui plantait des arbres », mais, « c’est nouveau », invite les comédiens à l’accompagner sous la pluie dans la visite du royaume boisé de Gérard Bêche, un bressan du cru qui lui aussi plante des arbres . Mais des arbres fruitiers « oubliés » SVP ! qui produisent des pommes délicieuses « inoubliables… » !

Ballade arboricole commentée en direct par son créateur, suivie d’une originale dégustation de boissons fruitées et de gaudes associées à la reine des pommes ! Pom, Pom, Pom, Pom, merci Beethoven.

Cette nouveauté singulière, – et originale -, est due à la volonté d’un tandem de femmes qui jouent à « plus givrée que moi tu meurs ! » : la dynamique Véronique Zurano – qui fait sur place un travail de terrain considérable -, et l’imaginative Marie-France Marbach qui, depuis sa création, pilote le festival sur des chemins de plus en plus audacieux.

Belle démonstration d’échange culturel qui conjugue à la fois les valeurs écologiques, économiques, gustatives, mais d’abord et surtout humaines, tant il est vrai que le conte mène vraiment à tout ! Jusqu’à…, y compris…, croquer la pomme Mesdames et Messieurs… !

Dans la même région, à Varennes Saint-Sauveur, la même équipe a accueilli avec le même succès l’Outre Histoire, la dernière création de Marie-France Marbach. Tandis que le même jour, le mardi 11 octobre, Alberto Garcia Sanchez présentait Mystère Bouffe à La Clayette devant une centaine de personnes enthousiastes.

Pour l’heure, la XIII° édition démarre donc sur les chapeaux de roue, et tandis que s’activent à La Fabrique de Messeugne, à Savigny-sur-Grosne, les équipes qui mettent en place la journée Imaginaire et Résistance du samedi 15 octobre, les Bibliothèques Municipales de Chagny, Dijon, Digoin, Cuiseaux, Malay-le-Grand, Chauffailles et Paray-le-Monial s’apprêtent à recevoir les conteurs Ibrahima Bah, Alberto Garcia Sanchez, Bernard Villanueva et le Théâtre de la Cheminée.

Tout roule comme prévu, et tout baigne ! En dépit, paradoxe, d’une température qui fraîchit sous un magnifique soleil !

Geo