Archives mensuelles : novembre 2010

Comment Marie Galle voit le Festival

Invitée à jeter un « regard furtif  » sur le festival, la dessinatrice Marie Galle s’est rendue incognito dans plusieurs salles de spectacles pour croquer sur le vif certains artistes.

Elle nous livre aujourd’hui les premiers résultats de ses « coups de crayons » intempestifs… Il sont à votre disposition sur ce document.

Il y en aura d’autres, sur le public et les ambiances notamment.

Alors pour voir le festival autrement, et en garder mémoire à travers les yeux de Marie Galle, consultez attentivement les prochaines pages de ce blog.

Et faites-nous part de vos commentaires.

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Alberto Garcia Sanchez

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Amédée Bricolo

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Rémy Boussengui


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La Guerre des Boutons



Jack Bon, le blues, le blues, le blues….

Autodidacte, Jack Bon est initié au chant et à la guitare par les “riffs“ et le “feeling”  de ses maîtres (les groupes anglais des Sixties, le Chicago blues,  Jimi Hendrix, Bob Dylan). Il tire sa réputation du groupe GANAFOUL, figure mythique des seventies, dont il était le guitariste-chanteur-auteur-compositeur.

Voici comment l’Encyclopédie du rock français résume cet épisode décisif :  “Les trois Ganafoul réussirent un coup de maître avec leur premier album Saturday  Night paru en 1977. Rock simple, mais mélodique et puissant, Ganafoul était un power-trio qui prenait toute sa dimension au cours de vibrants concerts…”.

6 albums avec « GANAFOUL », tournées en France, Italie, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne.  Festivals à Orange, à Lyon-Fourvière, à l’Olympia, au Printemps de Bourges.  D’importantes « 1ères parties » : AC/DC, Iron Maiden, Boomtown Rats, Télévision.

En 1982 après 8 ans d’existence et des centaines de concerts le groupe se sépare ; Jack Bon rebondit à travers des rencontres avec d’autres musiciens et  de nouveaux projets musicaux. L’aventure continue.

Pour mieux connaître Jack Bon :

ABC Blues & Soul

A propos de Blues Boom

Mixed Blues

Simon Gauthier, maître de l’égoïne

Natif de Sept-Îles, diplômé de l’UQAM en animation et recherche culturelle, Simon Gauthier est conteur professionnel depuis 1998. 
C’est après avoir assisté au spectacle d’un conteur que Simon a eu la piqûre pour ce métier.   On peut dire que cette soirée de contes a été un point tournant dans sa vie professionnelle ; en effet, le lendemain de cette veillée mémorable, Simon s’est littéralement plongé dans la littérature de contes et a ainsi dévoré toute la section « conte » de la bibliothèque de l’UQAM ,  que ce soit les contes traditionnels du Québec ou ceux d’autres traditions.  Cette nouvelle passion  poussa Simon à se lancer impétueusement dans une aventure qui sera sa première tournée de conteur et qui le fera voyager sur toute la rive nord et la Côte Nord du Saint-Laurent, de Québec à Natashquan, ainsi qu’en Gaspésie .  Année marquante pour Simon Gauthier tout autant que pour les habitants de Natashquan, puisque c’était l’année même de l’ouverture du dernier tronçon de la route 138, de Havre-Saint-Pierre à Natashquan !

Simon Gauthier est maître de l’égoïne : de La flûte enchantée à La valse aux adieux, en passant par l’hymne national américain version Hendrix, ou une chasse-galerie palpitante, il joue de tout sur sa scie musicale. Un vrai juke-box boosté aux astéroïdes. Ce conteur mélodiste de la lame dentelée est sans conteste le virtuose des Hommes à scie.

Myriam Pellicane, le conte insolent, surréaliste et baroque

Née à Tunis aux douze coups de midi, d’un père immigré sicilien et d’une mère issue de la pure campagne française, Myriam Pellicane a grandi en Algérie dans une famille itinérante (le père ayant pour tâche de construire des puits dans le désert). Arrivée à Paris, elle devient urbaine dans la cité de la Courneuve et de temps à autre s’échappe et s’improvise bergère, flânant entre légendaire chrétien et diableries. A l’adolescence, elle débarque à Lyon, capitale de la sorcellerie, ville carrefour, avec ses copines rebelles, elle monte un groupe punk avec lequel elle fera ses premières scènes dans les MJC locales.

En 2000, elle trouve enfin le nord et devient conteuse. Elle se forme à l’éloquence avec Michel Hindenoch, au répertoire avec Jean Porcherot, elle chante et joue les déjantées avec Evelyne Girardon, elle s’essaie à la tragédie, au baroque et aux sons organiques avec Mireille Antoine et Vicente Fuentes, à l’improvisation avec Didier Kowarsky, au mouvement avec Eulalia Sagarra, au Kung-Fu dans les Pentes de la Croix Rousse…

Après quelques créations solo, elle intègre la compagnie Izidoria en 2005 et son intérêt se porte désormais sur la recherche d’une parole bousculée par la musique. Ses partenaires de scène: Abaye Abakar Adam (conteur et musicien) et Daniel Mariotte (guitariste) jusqu’en 2006. Ses dernières créations 2008: une Mythologie Barbare, la légende des Nartes: «les Héros» avec Olivier Bost (guitariste) et Eric Delbouys (batteur) et «les Petseurs (les 7 peurs)», un spectacle jeune public avec l’acousmate Laurent Grappe. Sur la terre crue des histoires traditionnelles, Myriam Pellicane se livre à un mariage baroque de toutes les croyances populaires et des mythes fondateurs. Elle rejoint ainsi le fantastique et la modernité avec l’insolence d’un surréalisme débridé. Passionnée des mystères de l’ancien monde, elle invente pour eux de nouveaux espaces. Elle cherche l’aventure spontanée, en scène, dans la rue, elle conte sur la légende, comme les enfants jouent avec les cartes mangas, en comptant les points lumineux.

 

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Reportage sur le spectacle de Myriam Pellicane: Hyène

Ilka Schönbein, Métamorphoses

Originaire de Darmstadt, Ilka Schönbein s’est formée à la danse eurythmique de Rudolph Steiner qui prône l’alliance de l’âme et du geste plutôt que l’effort et la technique. Puis elle a étudié avec le marionnettiste Albrecht Roser à Stuttgart. Elle a ensuite tourné une dizaine d’années avec d’autres compagnies avant de se lancer sur les routes avec ses propres spectacles. Son spectacle Métamorphoses a été créé pour la rue, pour toucher tous les publics. Puis, sans abandonner la rue, Ilka Schönbein a accepté d’adapter son spectacle aux scènes de théâtre en y ajoutant un deuxième personnage. Chaque fois, Ilka Schönbein a crée une nouvelle variante – avec sa dernière partenaire elle en a même fait deux.

Métamorphoses devenu Métamorphoses des Métamorphoses, a ainsi connu cinq versions dont la tonalité évoluait d’un humour acide, si typique pour l’Europe centrale, vers une vision intensément noire du monde, et l’accent passait de la marionnette au mime puis à la danse pour aboutir à un équilibre entre tous ces moyens d’expression. Le Roi Grenouille lui a donné l’occasion de revenir au public d’enfants avec bonheur. Créée en en mai 1998, cette pièce a connu deux versions avant d’être reprise en 2005 sous le titre Roi Grenouille III. Créé en 2003, Le Voyage d’hiver s’inspire de l’oeuvre de Franz Schubert et de Wilhelm Müller (source Art et Création)


ILKA SCHÖNBEIN
envoyé par MickeyKuyo. – Découvrez plus de vidéos créatives.

La saison des « ZOFFS » est ouverte…

Après la saison des « Zines », voici la saison des « Zoffs » !

« Zoffs » durs ou sur le plat, « Zoffs » brouillés ou à la coque, « Zoffs » en meurette ou en omelette, « Zoffs » en gelée ou à la neige, « Zoffs » frits ou pochés, « Zoffs » mayonnaise ou mimosa, « Zoffs » frais ou coq, « Zoffs » de Pâques ou au chocolat…

Choisissez M’sieurs-Dames ! Il y en a pour tous les goûts et à toutes les sauces !

Mais que peut bien vouloir dire tout ce Salmigondis de « Zines » et de « Zoffs » ?

Aux « Contes Givrés », comme dans tous les festivals, il y a les spectacles classés IN, et d’autres classés en OFF.

Après la saison des « Zines », voici donc la saison des « Zoffs », c’est à dire toutes les prestations en incubation qui n’ont pas pu être programmées pour diverses raisons sur le circuit IN des « Contes Givrés », mais qui ne sont pas moins givrés pour autant, et qui sont, en quelque sorte, proposées en « surgelés » sur le circuit OFF !!!

Et quel est le menu qui se cache en couvaison dans tous ces paniers d’OEUFS ?

Nous allons y retrouver, certes, des « ZOFFS » déjà connus par ailleurs, mais présentés sur d’autres plats en d’autres lieux.

Et, par ordre chronologique :

  • vendredi 26 novembre à la Maison du Beuvray (Saint-Léger-sous-Beuvray – Le Moiron – 71990 – « Boeuf sur la langue », par Marie-France Marbach et Thierry Jallet (Titou)
  • lundi 29 et mardi 30 novembre, à l’auditorium des Ateliers du Jour à Montceau – les Mines – 71300 – « Les Petseurs » par Myriam Pellicane
  • mardi 30 novembre à la NEF de Dijon – 21000 (Bibliothèque Centre-Ville) – « Contes Joyeux et Féroces », pour adultes, par Marie-France Marbach
  • vendredi 3 décembre au Collège Louise Michel à Chagny (71150) – « Givrés au Collège », par Marie-France Marbach.
  • mercredi 8 décembre à la Bib. Intercom. de Montchanin (71210) à 15h00 – « Loulou Trouv’Tout » pour enfants de 4 à 8 ans, et à 17h00 – « Contes Insolites » pour tout public à partir de 7 ans – deux prestations de Marie-France Marbach
  • samedi 11 décembre salle Le Palace au Village du Livre de Cuisery ( 71290) à 20h30 –  « Vice et Vertu » – spectacle pour adultes, par Marie-France Marbach.
  • mercredi 29 décembre à 14h30 – Centre de Loisirs de La Chaume au Creusot (71200) – à 14h30 « Contes Insolites » – spectacle pour public de 7 à 12 ans – par Marie-France Marbach

D’autres OFFS sont encore en couveuse, mais patience, la maternité à prévu plusieurs naissances à venir dans quelques semaines, et bien entendu les faire-part seront envoyés en lieu et en heure, même et surtout en cas  d’omelettes baveuses…

Fréquentation de la XII° édition

Sous réserve de confirmation dans un bilan plus affiné, la XII° édition du festival 2010 a été suivie par environ 7000 personnes, sans compter les élèves touchés par les opérations Givrés au Collège programmées en Saône et Loire, dans l’Yonne et dans la Nièvre, et dont le bilan sera communiqué plus tard.

Cette XII° édition comportait, outre les 65 représentations programmées en IN, une dizaine de spectacles supplémentaires programmés soit en OFF, soit au « Croque-Givrés, soit en répétition publique, soit en expérimentation sous la Yourte .

Elle a mobilisé une quarantaine d’artistes de disciplines différentes, et a été accueillie sur 70 scènes d’accueil diverses.

Les trois événements proposés cette année ont suscité un très vif intérêt et provoqué, à eux-seuls,  une affluence de public remarquable : plus de 1600 personnes ! Comme quoi l’événementiel est une affaire qui marche !

  • La GUERRE des BOUTONS à Montchanin (71), plus le Cabaret BISBILLE, ont touché 835 belliqueux en puissance !
  • JE BAISE les YEUX à Mâcon (71) a attiré environ 500 amoureux ou futurs adeptes de strip-tease !
  • LA VIEILLE et le BETE à Saint-Vallier (71) a subjugué les 270 marionnettistes en herbe de la ville et environs !

Le tout a été porté par une communication fougueuse, dont un blog hyperactif soutenu par une pro de la communication, de grands kakemonos fasseyant comme des voiles de bateaux, de très beaux tirages multicolores du Givré sur cartes postales, un quotidien (JSL) suivant fidèlement le déroulement du programme, et plusieurs supports-papier d’agréable facture diffusés très largement…

Le public 2010 a donc été gâté au niveau de la programmation, accompagné au niveau de l’information, choyé au niveau de l’accueil, et respecté à tous les autres niveaux !

Pas étonnant qu’il soit venu nombreux, enthousiaste, attentif, gourmand à tous les rendez-vous fixés, et une ferveur « communautaire » était perceptible de façon presque physique lors de la finale à Saint-Vallier.

Le Festival a désormais SON public, celui du peuple des Givrés, et le public a enfin SON festival, celui des contes givrés.

Plus givrés qu’eux, tu meurs !

Ilka Schönbein ovationnée debout à St. Vallier !

Ilka SCHÖNBEIN a fait un triomphe jeudi dernier à l’ECLA de Saint-Vallier ! Salle comble, plus une seule place disponible !

A l’instar des récitals déjà présentés au festival par Yolande Moreau, Eri de Luca ou Djihad Darwiche, « La Vieille et la Bête » restera un spectacle-référence, un événement-phare gravé dans la mémoire des « Givrés », ainsi que dans l’Histoire d’un « étonnant festival » qui, décidément, n’arrête plus de surprendre !

Que ce soit avec des marionnettes, des pas de danse, des intrusions musicales, qu’elles soient instrumentales ou vocales, des corps nus ou tatoués, du chant, des lignes et des couleurs, de la commedia del Arte, de l’humour ou du rire, du théâtre ou du cirque, du mime ou des lectures, du slam ou de la poésie, ou encore des témoignages d’actualités, ce festival de la PAROLE explore avec bonheur tous les arts et tous les territoires qui lui tombent sous la langue, sous la main ou sous les yeux  !

Rien n’est tabou, interdit ou hors de portée pour l’insolente Marie-France Marbach qui, déjà, à peine tournée la dernière page de cette XII° édition, est déjà en quête des nouveaux mondes, merveilleux, fantastiques ou surréalistes, dans lesquels elle invitera, en 2011, le public de la XIII° édition.

Êtes-vous prêts pour un nouveau voyage ?

Alors dites-le en envoyant vos commentaires sur ce blog. Merci.


Tout va très bien Madame la Marquise… !

PETIT SLAM DECOMPRESSEUR…

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise, on trouve de tout sur la banquise !

Des p’tits miracles, des grands bonheurs,

Des gens qui donnent sans compter,

D’autres qui donnent envie d’gerber !

Des régisseurs à la dérive,

Des bénévoles à temps complet,

Des fonctionnaires qui s’donnent de l’air,

Des responsables sous la table,

Des permanents intermittents,

Salles réservées mais déjà prises,

Petits scandales très ordinaires,

Hospitalités (très) mesurées,

Et d’autres (dé) mesurées,

Climat scolaire qui sent la crise,

Qui sent la mouise,

Engagements foulés aux pieds,

Quelqu’incidents, deux trois bêtises !

Des petits riens, du rififi sur la banquise,

Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien tout va très bien !

En préparation, un bref bilan général illustré…